À Cuba, c’est le peuple qui choisit

Il y a quelques jours, la Commission électorale nationale (CEN) a annoncé la tenue, du 3 au 29 septembre prochains, des plus de 50 900 assemblées de désignation des candidats aux postes de délégués des Assemblées municipales du Pouvoir populaire, dans les plus de 14 500 circonscriptions électorales qui ont été constituées en vue des prochaines élections, auxquelles seront appelés environ 8,5 millions de Cubains.

Cela signifie qu’au cours de chaque assemblée, les citoyens de plus de 16 ans, ayant le droit de vote, pourront proposer un candidat parmi les voisins de leur « aire de circonscription électorale » et, dans le cas où cela leur semblerait pertinent, proposer une personne d’une autre aire appartenant à la même circonscription, à la condition que cette personne ait été consultée et qu’elle ait donné son accord.

Dans la pratique, cela n’a pas été toujours la règle pour les plus de 14 élections de délégués municipaux, du moins depuis 1976 à ce jour (les premières élections qui ont servi d’expérimentation à la mise en place des organes du Pouvoir populaire ont eu lieu en 1974 à Matanzas, et dans de nombreuses circonscriptions des élections spéciales se sont déroulées pour couvrir des postes vacants pour diverses raisons).

La législation électorale et les normes réglementaires qui la constituent établissent que le nombre de candidats nommés ne peut pas être inférieur à 2 ni supérieur à 8 par circonscription. Une garantie pour les électeurs d’avoir le choix entre plusieurs personnes. Dans certaines situations, dans certains lieux du fait de leurs caractéristiques démographiques ou géographiques, une seule assemblée a suffi pour nommer les candidats. En général, pour chaque circonscription sont désignés deux ou trois candidats, et exceptionnellement huit ou neuf.

Les personnes désignées devront posséder les qualités et les compétences personnelles leur permettant de représenter la population de la circonscription, qu’elle soit urbaine ou rurale, auprès de l’organe local supérieur du pouvoir de l’État à l’instance municipale. Ces assemblées offrent aux électeurs la possibilité de connaître chaque candidat, ce qui permet de choisir le plus apte à assumer la fonction de délégué. Plus le nombre de propositions est élevé, plus le choix est grand, et évidemment, meilleure la désignation.

Les commissions électorales de circonscription, responsables de l’organisation des élections convoquées pour le 21 octobre prochain, ont préparé avec soin cette première étape pour déterminer les différentes aires de désignation, qui sont soumises à la considération des commissions électorales municipales pour approbation. Plus tard, se tiendront les élections des délégués aux Assemblées provinciales et des députés à l’Assemblée nationale.

Un signe positif dans la préparation de ces élections : les circonscriptions qui proposent deux ou trois aires de nomination sont plus nombreuses, et celles qui n’en proposaient qu’une ont diminué.

Selon la réglementation de la Commission électorale nationale, une « aire de nomination » s’organise dans une zone où habitent jusqu’à 199 personnes, jusqu’à celles de plus de 2 800 personnes, où il y aura 8 aires. Cependant, dans certaines zones aux caractéristiques particulières, il est recommandé de prévoir des aires comprenant moins d’habitants : 20 circonscriptions ont moins de 100 habitants par aire de nomination, et 300 en ont moins de 200.

Le processus électoral cubain a la spécificité d’être basé sur le fait que ce sont les citoyens et non pas les partis politiques qui désignent les candidats aux assemblées municipales.

D’un bout à l’autre de Cuba, y compris dans les zones les plus isolées et les communautés les plus dispersées, pour désigner un candidat ou être désigné comme candidat, pour élire ou être élu, un Cubain n’a besoin de rien d’autre que d’en avoir les aptitudes légales.

Autrement dit, le parti ne propose pas de candidat ; c’est le citoyen qui propose et c’est lui qui, par vote libre, direct et ouvert, à main levée, aura le droit souverain de choisir le candidat qui le représentera aux élections du vendredi 21 octobre. /Granma International

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