Les nouveaux tyrans du peuple tunisien

La persistance du chaos

A Tunisian living in France burns a picture of his former President Zine al-Abidine Ben Ali during a protest in Marseille«Ô tyran oppresseur… Ami de la nuit, ennemi de la vie… Tu t’es moquĂ© d’un peuple impuissant Alors que ta main est maculĂ©e de son sang.»
Abou el Kassem Echebbi

Le poème d’Abou el Kassem Echebbi Ă©crit en plein protectorat français de Tunisie est tout Ă  fait d’actualitĂ©, il dĂ©crit le calvaire du peuple tunisien qui peine Ă  trouver sa voie. Pour rappel, le poète est connu pour avoir traitĂ© des thèmes comme la libertĂ© et la rĂ©sistance, notamment dans son fameux « Ela Toghat Al Alaam » qui s’adresse «aux tyrans du monde». Le peuple tunisien vit une Ă©preuve dont il faut espĂ©rer qu’il en sorte.

Deux ans après, la situation est faite de haut et de bas, entre la lutte pour le pouvoir des «laĂŻcs» et le double langage d’Ennahda, le citoyen souffre et il souffre d’autant plus que la situation Ă©conomique est loin d’ĂŞtre bonne. L’insĂ©curitĂ© devient structurelle. On croit revivre la situation de l’AlgĂ©rie il y a vingt ans. Une opĂ©ration des forces de sĂ©curitĂ© contre les extrĂ©mistes s’est soldĂ©e par le dĂ©cès d’une dame (l’Ă©pouse d’un djihadiste), d’un soldat des forces de sĂ©curitĂ© et l’arrestation de quatre recherchĂ©s; l’un d’eux a Ă©tĂ© grièvement blessĂ©. Des armes et des munitions ont Ă©tĂ© saisies.

Mustapha Stambouli dĂ©crit une situation de chaos oĂą l’Etat est absent et oĂą Ennahda joue un double jeu: «Une sĂ©rie noire (attaque de Nidaa Tounès Ă  Djerba, assassinat de Lotfi Nakdh, agression envers des syndicalistes, etc.) plonge le pays dans l’inquiĂ©tude, le dĂ©sarroi et la crainte pour la RĂ©publique. Les bandits agissent en toute impunitĂ©. La police nationale est-elle vraiment dĂ©passĂ©e par les Ă©vĂ©nements ou contrainte Ă  ne pas rĂ©agir? Ne pas rĂ©agir maintenant, c’est accepter toutes les dĂ©rives fascistes et dictatoriales, car le fascisme, c’est la gangrène, on l’Ă©limine ou on en crève… Pourquoi la police est-elle si amorphe aujourd’hui? » (1)

« Pourtant poursuit-il, ces bandits sont bien connus de ses services et de nombreux citoyens dans les quartiers. (…) Les attaques se multiplient dangereusement Ă  travers le pays et prennent des formes diverses: agressions verbales en direction des femmes, rituels de prière en pleine rue, agressions physiques Ă  l’encontre des adversaires politiques, mariage orfi, occupation tapageuse des espaces publics, humiliation du drapeau national et des personnalitĂ©s politiques. Le silence mortel du pouvoir et surtout des dirigeants d’Ennahda face Ă  ces dĂ©passements insupportables et inacceptables, leur double discours, encouragent les abus et les crimes de ces hors-la-loi» (1)

La dĂ©licate situation Ă©conomique: de l’eau au moulin de la fitna

L’un des Ă©lĂ©ments catalyseurs de la dĂ©gradation politique est la situation Ă©conomique qui est du pain bĂ©nit pour crĂ©er du dĂ©sordre et imposer un nouvel ordre. Dans une publication de l’agence chinoise nous lisons: «MalgrĂ© des indicateurs officiels revus Ă  la hausse sur la majoritĂ© des secteurs d’activitĂ© durant les 10 premiers mois, l’exercice Ă©conomique 2012 en Tunisie reste encore au-dessous des rĂ©alisations de 2010 (…) Selon M. Abdennabi, la Tunisie a entamĂ© l’annĂ©e 2012 «dans une situation difficile, puisque le bilan faisait Ă©tat d’une perte d’environ 100.000 emplois face Ă  l’existence de 80.000 nouveaux diplĂ´mĂ©s et un total de 800.000 chĂ´meurs, sans oublier un taux de croissance nĂ©gatif de 0,2%». (…) Des chiffres officiels publiĂ©s dans la presse dĂ©voilent un bilan de plus de 1 500 grèves qui ont Ă©tĂ© observĂ©es lĂ©galement sous l’Ă©gide de l’Ugtt durant les 10 premiers mois de 2012. Un nombre qui reste Ă©levĂ© malgrĂ© qu’il ait dĂ©passĂ© les 2300 en 2011.(2)

MalgrĂ© une image «nĂ©gative», le tourisme tunisien a su enregistrer des performances par rapport Ă  2011, mais reste encore au-delĂ  des chiffres de 2010. Les dernières statistiques Ă©manant du ministère du Tourisme indiquent que les recettes touristiques rĂ©alisĂ©es, du 1er janvier au 20 aoĂ»t 2012, se sont amĂ©liorĂ©es de 35,3% par rapport Ă  la mĂŞme pĂ©riode de 2011, rapporte une dĂ©pĂŞche TAP. Depuis le dĂ©but de l’annĂ©e, jusqu’au 20 aoĂ»t 2012, la Tunisie a accueilli près de 3,681 millions de touristes de diffĂ©rentes nationalitĂ©s contre 2,771 millions en 2011 et 4,539 millions en 2010. Le mouvement des touristes issus du Maghreb arabe et de l’AmĂ©rique du Nord, est Ă  la hausse, atteignant respectivement, cette annĂ©e, 1,621 million de touristes (contre 1, 24 million en 2011) et 19.779 touristes (contre 13.507 en 2011). (3)

En dĂ©pit d’une situation sĂ©curitaire qualifiĂ©e de fragile depuis la rĂ©volution dite du Jasmin, pas moins de 100.000 AlgĂ©riens continuent de prendre la destination de la Tunisie pour y passer les fĂŞtes de fin d’annĂ©e. Antoine Lerougetel dĂ©nonce pour sa part, Ă  la fois la rĂ©pression policière et le rĂ´le ambigu de la centrale syndicale l’Ugtt qui est d’accord pour la mise en place d’un nĂ©olibĂ©ralisme sauvage. Nous lisons: «Après quatre jours de rĂ©pression policière des manifestations contre l’abandon des programmes contre la pauvretĂ© et le chĂ´mage Ă  Siliana, le prĂ©sident tunisien Moncef Marzouki, dans sa dĂ©claration tĂ©lĂ©visĂ©e, a exigĂ© la constitution d’un nouveau gouvernement restreint de «compĂ©tences» et se transforment en une nouvelle lutte rĂ©volutionnaire contre son gouvernement.(…) L’intĂ©rieur du pays souffre d’un sous-dĂ©veloppement chronique et connaĂ®t un mĂ©contentement croissant face Ă  l’incapacitĂ© du gouvernement Ă  rehausser le niveau de vie ».

Pour Antoine Lerougetel, l’UGTT roule pour le nouveau système : « Le taux de chĂ´mage Ă©crit-il, dĂ©passe les 18% (…) L’Ugtt est un outil de longue date du rĂ©gime capitaliste en Tunisie. Le gouvernement Ennahda, tout comme le gouvernement des Frères musulmans du prĂ©sident Mohamed Morsi en Egypte, collabore Ă©troitement avec les puissances amĂ©ricaine et europĂ©enne pour Ă©touffer et Ă©craser les soulèvements rĂ©volutionnaires de la classe ouvrière.(…) Les responsables de l’Ugtt travaillent maintenant de concert avec Ennahda pour contrĂ´ler la classe ouvrière. Une rĂ©union, qui s’est tenue le 19 novembre Ă  Bruxelles entre des responsables tunisiens et de l’UE, a Ă©tabli un partenariat Ă©conomique ayant pour «obligation de respecter les principes de l’Ă©conomie de marchĂ©, et le libre-Ă©change» ainsi que «la mondialisation de l’Ă©conomie». (…) Sur cette base, la Banque mondiale a approuvĂ© le 27 novembre un prĂŞt de 500 millions de dollars Ă  la Tunisie pour le financement de rĂ©formes Ă©conomiques».(4)

La réalité des révolutions saisonnières arabes

Dans une contribution prĂ©cĂ©dente, j’avais indiquĂ© comment une espĂ©rance de peuples qui luttent pour la libertĂ© et une dignitĂ© sociale, est dans chaque pays arabe laboratoire instrumentalisĂ© pour servir les intĂ©rĂŞts d’un agenda d’un nouvel ordre oĂą les peuples deviennent des variables d’ajustement. La dĂ©nomination de «Printemps arabe» de l’Atlantique au Golfe, est, en soi, une allĂ©geance et une soumission intellectuelle Ă  la doxa occidentale qui, la première, a dĂ©cidĂ© d’appeler ainsi ces mouvements. Une nouvelle page de l’histoire est en train de s’Ă©crire dit-on dans le Monde arabe. La thèse occidentale de Gilles Kepel, et de tant d’autres est que le «Printemps arabe a surpris tout le monde». Tous sauf ceux qui Ă©taient au courant, pourrions-nous dire! Des Ă©vĂ©nements qu’ils ont commanditĂ©s mais dont ils se fĂ©licitent que ces rĂ©voltes ne soient pas connotĂ©es par l’Islam. Pour eux, le soubassement de ces rĂ©voltes parfumĂ©es n’a pas les fondements classiques imputables Ă  un hypothĂ©tique choc des civilisations. Tout ceci est bien beau, mais il est quand mĂŞme Ă©tonnant pour l’auteur de fixer le dĂ©but des rĂ©voltes du Printemps arabe Ă  une immolation qui aurait pu passer inaperçue n’Ă©taient les mĂ©dias occidentaux qui en ont dĂ©cidĂ© autrement.» (5)

«Si nous n’inscrivons pas toutes ces indignations de la jeunesse arabe dans un «agenda occidental» nous n’avons rien compris au mouvement du monde. Le ras-le-bol arabe n’a pas commencĂ© en dĂ©cembre 2010 mais en octobre 1988 en AlgĂ©rie. Le tribut fut très lourd. La jeunesse algĂ©rienne a Ă©tĂ© la première, triste privilège, Ă  mourir pour s’ĂŞtre battue pour la dĂ©mocratie, la libertĂ©. Sauf que ça n’intĂ©ressait personne. L’AlgĂ©rie a payĂ© le prix de la dĂ©mocratie avec une dĂ©cennie rouge et dit-on 200.000 morts, 10.000 disparus et 30 milliards de dollars de dĂ©gâts, sans compter les traumatismes que nous allons encore traĂ®ner pendant longtemps. Il a fallu attendre l’après-11 septembre 2001 pour que la voix de l’AlgĂ©rie soit audible concernant le terrorisme.» (5)

Comme par hasard, les monarchies arabes, dociles aux Etats-Unis et Ă  IsraĂ«l, ont survĂ©cu Ă  la «tempĂŞte du Printemps arabe». Cependant, Ă  BahreĂŻn, au YĂ©men, silence on tue, mais lĂ  l’Empire ne bouge pas donc, les vassaux europĂ©ens regardent ailleurs. Nous aurions voulu que l’on dĂ©monte la mĂ©canique de ces rĂ©voltes pour y voir une manipulation de grande ampleur et la «spontanĂ©ité» des rĂ©voltes est un paramètre qui a Ă©tĂ© mis en Ă©quation pour susciter le chaos pour le plus grand bien de l’Empire et de ses vassaux. Tout le monde se souvient des bloggeurs qui ont catalysĂ© les rĂ©voltes en Egypte, en Syrie… On le voit, ce qui a perdu les anciens potentats arabes, c’est le lâchage de l’Occident mis en musique par Internet et un projet mĂ»rement rĂ©flĂ©chi qui a travaillĂ© sur un terreau favorable, une masse arabe toujours prĂŞte Ă  l’Ă©meute, constamment en posture prĂ©-insurrectionnelle au vu de la hogra, le dĂ©ni de justice, les passe-droits, la corruption institutionnalisĂ©e. Le chaos en Irak, en Afghanistan ne gĂŞne pas la curĂ©e sur les matières premières et le pĂ©trole. Les Afghans, les Irakiens, et de plus en plus les Libyens, peuvent se dĂ©molir Ă  qui mieux mieux, cela ne gĂŞnera pas l’Ă©coulement du pĂ©trole.» (5)

«On attribue Ă  Machiavel la sentence suivante: «Le meilleur moyen de contrer une rĂ©volution c’est de la faire soi-mĂŞme.» Ceci s’applique croyons-nous comme un gant, Ă  ce qui se dĂ©roule sous nos yeux. En un mot, tout est programmĂ© pour se dĂ©rouler ainsi. Il suffit de lire, mais le veut-on? L’ouvrage de Gene Sharp qui dĂ©crit par le menu comment faire une rĂ©volution non violente et la rĂ©ussir… Nous y trouverons tous les symptĂ´mes constatĂ©s dans les rĂ©voltes lĂ©gitimes tunisiennes et Ă©gyptiennes, libyennes et qui, rapidement, ont Ă©tĂ© «prises en charge». Dans cet ouvrage, Gene Sharp dĂ©crit les 198 mĂ©thodes d’actions non violentes susceptibles d’ĂŞtre utilisĂ©es dans les conflits en vue de renverser les rĂ©gimes en place. Parmi elles, notons la fraternisation avec les forces de l’ordre, les dĂ©filĂ©s, les funĂ©railles massives en signe de protestation, les messages Ă©lectroniques de masse, les supports audiovisuels, les actes de prière et les cĂ©rĂ©monies religieuses, l’implication dans le nettoyage des places publiques et des endroits qui ont Ă©tĂ© la scène de manifestations, l’utilisation de slogans forts (comme le «DĂ©gage» ou «Irhal»), des logos (comme le poing fermĂ©), des posters avec les photographies des personnes dĂ©cĂ©dĂ©es lors des manifestations et une certaine maĂ®trise de l’organisation logistique: «Cette brillante application des thĂ©ories de Gene Sharp fut suivie par d’autres succès retentissants: GĂ©orgie (2003), Ukraine (2004) et Kirghizistan (2005).» (5)

Le double jeu d’Ennahda

Il y a deux ans, juste après l’avènement de la rĂ©volution du Jasmin nous Ă©crivions: «Le peuple tunisien nous donne en ce moment mĂŞme la plus belle leçon de l’Histoire du Maghreb postcolonial. Ce peuple longtemps Ă©touffĂ© et terrorisĂ© cependant ne veut plus se laisser faire. La jeunesse des quartiers populaires, qui voit tous les horizons se boucher devant elle. Il n’accepte plus ces règles du jeu iniques oĂą les gagnants sont toujours les mĂŞmes. On se souvient que Bourguiba Ă©tait fascinĂ© par Ataturc au point, dit-on que mĂŞme le drapeau tunisien prĂ©sente des similitudes avec le drapeau turc. Il semble que les Turcs ne veulent pas de cette proximitĂ©. «Recep Tayyip Erdogan n’a jamais apprĂ©ciĂ© la comparaison des idĂ©es du Parti de Rached Ghannouchi aux siennes. (…) Lors de la visite du Premier ministre turc Erdogan en Tunisie, il n’hĂ©sita pas Ă  Ă©viter de serrer la main Ă  Rached Ghanouchi qui l’attendait Ă  l’aĂ©roport de Tunis. (…)» (6) (7)

Cependant, on s’aperçoit que le parti Ennahda n’est pas si orthodoxe dans ses mĂ©thodes. Il semble qu’il a fait appel Ă  des financements Ă©trangers. «Dans tout cet imbroglio, on apprend qu’IsraĂ«l est le premier mĂ©cène du Parti Ennahda. On peut s’interroger sur la raison d’un tel pacte. Le Premier ministre israĂ©lien, Benyamin Netanyahu, a fait un don de 12 millions d’euros Ă  Rached Ghannouchi par l’intermĂ©diaire de la Banque Rothschild. (…) Les États-Unis d’AmĂ©rique sont le deuxième gĂ©nĂ©reux donateur au Parti Ennahda avec 5 millions d’euros versĂ©s aux extrĂ©mistes. (…) Mais Ă  quoi jouent les AmĂ©ricains? Financer leur probable futur ennemi? La stratĂ©gie amĂ©ricaine est de constituer un Grand-Orient intĂ©griste partant d’Alger pour aller jusqu’au Pakistan permettant ainsi aux États-Unis de piller plus facilement les ressources en phosphore tunisiennes comme les ressources pĂ©trolifères de Libye ou du BahreĂŻn.» (6) (7)

On dit que le pouvoir est maintenant conscient du danger salafiste djihadiste et a rompu avec les thèses de Rached Ghanouchi qui, longtemps, ont minimisĂ© ce danger. «Les salafistes sont nos enfants, ils annoncent une nouvelle culture», a souvent rĂ©pĂ©tĂ© le leader d’Ennahda. Enfin, ce qui ne gâte rien des affaires de corruption au sommet de l’Etat: la Tunisie, lit-on sur le site MĂ©diapart, qui entre dans la cour des grands a aussi ses scandales en gates! La personne prĂ©sumĂ©e coupable du fameux Shertongate n’est autre que le ministre des Affaires Ă©trangères, par ailleurs gendre du gourou islamiste, Rached Ghanouchi. Passons sur l’affaire Ă  la DSK rĂ©vĂ©lĂ©e et reprise en boucle par tous les mĂ©dias, qui ne nous intĂ©resse pas trop ici, et posons-nous plutĂ´t des questions sur un «don» de un million de dollars de la Chine qui aurait atterri sur son compte personnel.» (9)

AssurĂ©ment le peuple tunisien est tiraillĂ© entre deux projets de sociĂ©tĂ©s aux antipodes l’un de l’autre. De plus et pour son malheur les hommes politiques qui le dirigent puissent plus Ă  se maintenir au pouvoir qu’à rĂ©ellement donner une perspective de sortie Ă  ce peuple harassĂ© et qui ne demande qu’à vivre dans la dignitĂ© . Il faut espĂ©rer que le peuple tunisien s’en sorte. Pour cela, en tant qu’AlgĂ©riens, nous avons un devoir de solidaritĂ© au-delĂ  du tourisme. La stabilitĂ© de la Tunisie contribuera certainement Ă  l’avènement de la paix dans notre rĂ©gion. La coopĂ©ration multidimensionnelle devrait, de mon point de vue, dĂ©passer les simples relations commerciales et s’inscrire dans la conviction d’un destin commun toute chose que nous aurions souhaitĂ©e Ă  l’Ă©poque de la part de nos frères maghrĂ©bins.


1.
http://www.legrandsoir.info/tunisie-pour-un-front-anti-fasciste-faf-pour-defendre-la-republique.html
2. http://french.news.cn/afrique/2012-12/10/c_132031402.htm
3. http://www.tunisie.fr/2012/09/03/bilan-2012-de-la-saison-touristique-en-tunisie/
4. Antoine Lerougetel 05 décembre 2012 http://www.mondialisation.ca/tunisie-opposition-de-masse-a-la-repression-des-manifestations-contre-la-pauvrete/5314318
5. http://french.irib.ir/analyses/item/222966-proche-orient-la-r%C3%A9alit%C3%A9-duprintemps-arabe,-par-chems-eddine-chitour?tmpl=component&print=1
6. http://www.mondialisation.ca/pitre-l-occident-plaidoyer-pour-la-non-ing-rence-en-tunisie/27345?print=1
7. http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/qu-est-ce-que-le-ennahdha-102907
9. http://blogs.mediapart.fr/blog/mediterraneenne/010113/sheraton-gate-en-tunisie

Professeur Chems Eddine Chitour
Ecole Polytechnique enp-edu.dz

 

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