Le peuple syrien gazé : A qui la faute ?

“Quand tu montes à l’échelle, souris à tous ceux que tu dépasses, car tu croiseras les mêmes en redescendant.”

Proverbe américain

masque a gazDans une contribution précédente que j’avais intitulé les armes chimiques : l’ADM du pauvre, j’avais pointé du doigt la réalité du partage du monde sous le seul critère de la forceUne fois de plus le peuple syrien est soumis à rude épreuve. (1)

On annonce cette fois, 1300 morts dans une attaque aux armes chimiques le 20 aout 2013. Cette information de la coalition hétéroclite anti-gouvernementale syrien est reprise en boucles par tous les médias occidentaux et on montre une vidéo où sont alignés des cors avec en prime l’agonie d’enfants. C’est tragique ! On annonce 2000 puis 1300 puis 500 puis 150 morts selon un Institut virtuel basé en Grande Bretagne tenu par des anti gouvernement syrien : l’ODSH intronisé comme référence pour tout ce qui est de charger le gouvernement syrien.

Pour rappel, le gaz sarin, une invention allemande –acronyme des inventeurs- a été stocké par tous les pays occidentaux développés, avant que l’ONU ne l’interdise- une fois que ces mêmes pays ont mis au point des armes autrement plus dangereuses que le citoyen lambda ne peut même pas imaginer. Souvenons nous le 29 avril 1997, l’ONU créait l’OAIC afin de contrôler l’interdiction de l’utilisation des armes et l’élimination des stocks qui sont pratiquement toujours là et curieusement les signataires notamment les pays occidentaux la Russie, la Chine, l’Inde ont déclaré concomitamment la présence chez eux, de plantes permettant la production d’armes chimiques ??

S’agissant de la dernière attaque ce fut tout de suite la curée médiatique, les habituels Sykes –Picot du XXIe siècle donnèrent de la voix menaçant de recourir à une intervention le ministre français des affaires étrangères qui « s’occupe des affaires du monde » a déclaré à BFM TV S’il est prouvé que la Syrie a utilisé des armes chimiques contre la population, il faudra répliquer. Il fait écho à BHL qui rêve de transformer la Syrie en une seconde Libye

Les Etats-Unis ont de leur côté affirmé, jeudi 22 aout , ne pas être en mesure “pour l’instant” de dire avec certitude s’il y a eu recours à des armes chimiques en Syrie mercredi.  la porte-parole de la diplomatie américaine, Jennifer Psaki, ajoute que “le président avaitordonné aux services de renseignement de rassembler au plus vite des informations supplémentaires” sur ces allégations. Pour l’Iran “Si le recours à des armes chimiques est avéré, il sera le fait de groupes terroristes, car ceux-ci ont prouvé par leurs actes qu’ils ne reculent devant aucun crime”, a argué le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif. Enfin, un haut responsable des services de sécurité à Damas a avancé jeudi que faire usage d’armes chimiques alors qu’étaient présents à Damas des experts de l’ONU aurait été “un suicide politique”. “Tous les analystes affirment qu’il n’est pas dans notre intérêt dans les circonstances actuelles d’utiliser des armes chimiques alors que la commission se trouve sur place, a argué ce responsable. A travers ces accusations, [l’opposition] veut porter atteinte au travail des experts et brouiller les cartes.” (2)

Le Conseil de sécurité des Nations unies s’est réuni en séance extraordinaire le 20 aout à 19h00 GMT pour évoquer les accusations de recours aux armes chimiques près de Damas, le ministère russe des Affaires étrangères a réclamé une enquête honnête et professionnelle sur l’attaque chimique présumée. Moscou a cependant laissé entendre qu’il s’agissait là peut-être d’une provocation de la part des insurgés, qui seraient responsables de l’attaque. Selon Alexandre Loukachevitch, représentant officiel du ministère russe des Affaires étrangères, un missile contenant une substance chimique toxique a été déployé par des rebelles dans la banlieue de Damas. « Tout cela ressemble sérieusement à une tentative de créer à tout prix un prétexte pour obliger le conseil de sécurité de l’ONU à prendre le parti de l’opposition. Cela ruinerait les chances de convoquer la conférence de Genève alors qu’une rencontre entre les experts américains et russes est prévue pour la préparer ». (3)

Historique du feuilleton du gaz sarin

En mars dernier après une première attaque au gaz sarin, et à la demande de Damas, le secrétaire général de l’ONU déclare « J’ai décidé que l’ONU mènerait une enquête sur l’utilisation possible d’armes chimiques en Syrie », Il a précisé que cette enquête, répondant à une demande officielle de Damas, sera lancée « dès que possible en pratique » et portera sur « l’incident spécifique que m’a signalé le gouvernement syrien ». Celui-ci accuse l’opposition d’avoir eu recours aux armes chimiques mardi à Khan al-Assal, près d’Alep (nord). (4)

On se souvient que le 27 avril la Coalition nationale des forces de l’opposition et de la révolution syrienne s’est vivement opposée à l’initiative avancée par Damas et visant à inviter des spécialistes russes pour enquêter sur l’attaque chimique du 19 mars dans une banlieue d’Alep.  (5)

Déjà à l’époque, les analystes ne comprenaient pourquoi le gouvernement syrien se tirait une balle dans le pied en utilisant les armes chimiques contre son peuple ! Comme le fait remarquer Robert Fisk le dans un article sur la situation militaire : « Il n’y a aucun sens à ce que l’Armée Arabe Syrienne utiliserait des armes chimiques: Les Syriens ont depuis longtemps pris l’habitude des allégations d’Israël – inévitablement suivie par l’écho machinal de Washington – que des armes chimiques auraient été utilisées par les forces de Bachar al-Assad, comme un agent du renseignement l’a remarqué caustiquement à Damas : “Pourquoi devrions-nous utiliser des armes chimiques alors de nos avions Mig et leurs bombes causent infiniment plus de destructions ?”Le colonel Mohamed, qui mêle la stratégie militaire avec la politique, dit qu’il voit le « complot » étranger contre la Syrie comme une répétition de l’accord Sykes-Picot de la Première Guerre mondiale, lorsque la Grande-Bretagne et la France ont secrètement décidé de diviser le Moyen-Orient – y compris la Syrie – entre eux. “Maintenant, ils veulent faire la même chose« , dit-il. »La Grande Bretagne et la France veulent donner des armes aux terroristes pour nous diviser, mais nous voulons avoir une Syrie unie dans laquelle tout notre peuple vive ensemble, démocratiquement, sans tenir compte de leur religion, mais vivant en paix ..(6)

Souvenons nous d’un autre épisode du feuilleton de l’accusation de l’utilisation des armes chimiques nous lisons à ce propos sur le site Oulala : « La tension entre les États-Unis et la Russie est à son comble : en cause, les derniers événements en provenance de Syrie. Il faut dire que les informations qui parviennent des zones de conflit montrent à l’Oncle Sam et à l’Occident que le peuple syrien s’obstine à se battre pour rester maître de son propre destin. Et nombreux sont ceux qui œuvrent à la déstabilisation de Damas ! Israël, le Qatar, la Turquie, etc., ont tous été impliqués peu ou prou dans la manœuvre. Et maintenant que la déroute des rebelles se confirme d’heure en heure, voici que les États-Unis parlent d’une zone d’exclusion aérienne en Syrie pour venir en aide à ces mêmes rebelles, accusés pourtant par Carla Del Ponte (commissaire de l’ONU sur les crimes en Syrie) d’avoir utilisé des armes chimiques à plusieurs reprises. (7)

Pour rappel, il a fallu du temps pour que l’ONU réponde à la requête de Damas pour l’envoi d’experts enquêter sur l’utilisation du gaz sarin le groupe d’experts sur les armes chimiques de l’ONU est arrivé dimanche 18 aout 2013 en Syrie. Ce groupe va commencer son travail à partir du 19 août. Au milieu du mois d’août le gouvernement syrien a accepté les conditions de déroulement de l’inspection internationale sur les armes chimiques. Cette inspection doit être menée par un groupe d’experts dirigé par le professeur suédois Åke Sellström. Elle étudiera les conditions de l’utilisation du gaz sarin à Khan al-Assal le 19 mars dernier. En outre, les experts se rendront dans deux autres endroits où, selon l’opposition, le gouvernement aurait utilisé des armes chimiques.(7)


Les fondements « énergétiques » de la déstabilisation de la Syrie

Dans un plaidoyer cohérent concernant la situation actuelle Khaled Abdelhafiz montre l’étroite corrélation entre le gaz sarin et le gaz naturel à savoir la guerre pour l’énergie à travers les gazoducs « Nabucco », « South Stream » et « North Stream » fruits de la compétition américaine et russe. Il écrit : «  Exagérons nous lorsque nous affirmons que le couple gaz-pétrole est bien le sang de notre planète et que les pipelines et autres gazoducs qui en transportent sont les artères de ce globe La date de lacement du Nabucco, 2002, suit juste le début de la guerre étasunienne visant l’Afghanistan ! Les dates repoussées successivement de la fin des travaux du Nabucco 2009, 2012 et 2014 suivaient scrupuleusement et respectivement la date des deux guerres israéliennes contre le Liban et Gaza, l’année dite « l’année du printemps arabe » et la résistance inattendue de la Syrie aux objectifs du « printemps arabe ».(…) (8)

« Souvenons nous, poursuit –il, de l’information mentionnant la capture en Turquie d’une bande criminelle avec en leur possession 2kg du gaz « sarin », un très dangereux gaz « neurotoxique », puis la capture d’une autre bande qui en fabriquent en Irak? Or ces mercenaires venant de tout horizon ne sont autres que Jabhat Al Nosra, le fer de lance de l’insurrection en Syrie, et ce gaz « sarin » était destiné à la Syrie ! Quelles justifications concèdent ces responsables des pays de l’OTAN, face aux facilitations et à la fermeture des yeux aux indénombrables exactions du Jabhat Al Nosra : du gaz sarin, jusqu’à l’exécutions des enfants en passant par le cannibalisme !? Pourquoi, trouvent-ils insupportable que l’armée arabe syrienne défend son peuple en défiant et vainquant ces terroristes ? Pourquoi différentient-ils, Jabhat Al Nosra d’autres oppositions armées, alors que les syriens n’affrontent sur le terrain que des bandes de mercenaires extrémistes wahhabites takfiristes, c’est-à-dire Jabhat Al Nosra et ses branches ? » (8)

Pour Khaled Abdelhafiz la situation est un remake des accords Sykes Picot d’il y a un siècle : « (…) La désagrégation du Moyen-Orient en petits états n’est plus du domaine autoptique. L’exemple du Soudan et l’implication forte des Etats-Unis dans sa division suivant une ligne confessionnelle, est plus que parlant ! Les conflits sanguinaires entre Libyens et les risques de séparation sur des bases ethniques, juste après un scénario d’un « printemps arabe » et suite à une intervention américaine, l’est aussi ! Et dans la région ? En Irak, malgré neuf années d’occupation et la chute du gouvernement dirigé par Saddam Hussein, aucune démocratie digne de ce nom, n’a pointé le bout de nez ! Alors que Bush fils, n’a pas arrêté de crier sur tous les toits, sa démocratie exemplaire qu’il va installer en Irak et qu’elle se propagera dans la région :Le Nouveau ou Le Grand Moyen-Orient… » ? (8)

Ce qui se prépare réellement

Pour le figaro – un média main stream spécialiste de la désinformation – une guerre se prépare, « Selon nos informations lit –on , des opposants au régime, encadrés par des commandos jordaniens, israéliens et américains, progressent vers Damas depuis mi-août. Cette offensive pourrait expliquer le possible recours du président syrien à des armes chimiques. S’il est encore trop tôt pour pouvoir écarter catégoriquement la thèse défendue par Damas et Moscou, qui rejettent la responsabilité du massacre sur l’opposition syrienne, il est d’ores et déjà possible d’apporter des réponses à une troublante question. Quel intérêt aurait eu Bachar el-Assad àlancer une attaque non conventionnelle au moment précis où il venait d’autoriser des inspecteurs de l’ONU – après les avoir bloqués pendant plusieurs mois – à enquêter sur l’utilisation d’armes chimiques? Une logique opérationnelle d’abord. Selon les informations recueillies par Le Figaro, les premiers contingents syriens formés à la guérilla par les Américains en Jordanie seraient entrés en action depuis la mi-août dans le sud de la Syrie, dans la région de Deraa. Un premier groupe de 300 hommes, sans doute épaulés par des commandos israéliens et jordaniens, ainsi que par des hommes de la CIA, aurait franchi la frontière le 17 août. Un second les aurait rejoints le 19. Selon des sources militaires, les Américains, qui ne veulent ni mettre de soldats sur le sol syrien, ni armer des rebelles en partie contrôlés par les islamistes radicaux, forment discrètement depuis plusieurs mois, dans un camp d’entraînement installé à la frontière jordano-syrienne, des combattants de l’ASL, l’Armée syrienne libre, triés sur le volet. (9)

Ceci rejoint l’analyse faite par Sam la Touch . On lit : « La deuxième phase de la guerre en Syrie semble se tramer dans les coulisses. Devant les échecs de leurs amis rebelles dont la grande majorité se réclame d’Al-Qaïda, devant l’effondrement des coalitions islamistes turco-égypto-qatariennes, devant l’impuissance d’Israël a mené la guerre seule contre le régime de Bacher el-assad, devant l’inefficacité des forces atlantistes à armer les rebelles islamistes (The Global and Mail Britain rules out arming Syrian rebels, expects Assad to survive: sources), devant leur incapacité à trouver des rebelles en quantité suffisante ne se réclamant pas d’Al-Qaïda (World Tribune Administration’s Syria problem: U.S. can’t find non-Al Qaida rebels), devant les combats intrinsèques qui déchirent la rebellion notamment les combats récents entre kurdes syriens et al-qaïdistes pour le contrôle des puits de pétrole il semble que l’on se prépare dans les coulisses, au plus haut niveau au sein des milieux atlantistes, à intervenir directement sur le mode colonial qui a prévalu en Irak, en Afghanistan ou au Mali ». (10)

« Ainsi le chef de l’armée britannique a déclaré que le seul moyen de destituer Assad et d’aider ses amis israéliens serait d’intervenir militairement Pendant que ses amis islamo-rebelles d’Al-Qaïda propose de créer un Etat islamiste dans le nord de la Syrie, Netanyahou envisage de renforcer leur armement le 15 juillet » (11)

« Tandis que les USA proposeraient aussi d’intervenir militairement en Syrie à travers des frappes chirurgicales en violation du conseil de sécurité de l’ONU : Le général Martin Dempsey, chef d’état-major des armées a dit que le gouvernement Obama délibérait afin de savoir s’il devait ou non utiliser la force brutale de l’armée en Syrie, durant une audition sénatoriale Jeudi 21 aout (12)

En clair tout ce petit monde aimerait bien faire un remake en Syrie de la destruction atlantiste de la Libye en bombardant tous azimuths et en intervenant aussi au sol. On attend donc la réaction russe et chinoise pour se prononcer sur l’évolution que va prendre la guerre atlantiste en Syrie . (10)

De plus le général Dempsey a déclaré au Sénat : « Dempsey a reconnu en réponse à une question du sénateur Lindsey Graham, RS.C., que les forces d’Assad ont la haute main en Syrie. “Actuellement, le vent semble avoir changé en sa faveur”, a déclaré le général. Dans ces conditions, il est incompréhensible que Damas ait recours à au gaz sarin (12)

En conclusion : L’Occident joue avec le feu en Syrie 

Dans une analyse fine de la situation au Moyen Orient Raimundo Kabchi donne les clés de compréhension de la « Question d’Orient » Avocat bon connaisseur des questions internationales. Vénézuélien, et Libanais de par sa naissance ancien conseiller de Chavez Venezuela, il est au fait par sa double culture de donner un avis  : « La Syrie est aujourd’hui déclare t-il l’objet d’une conjuration internationale. Premièrement : face aux plans impérial-sionistes et de la droite arabe, la Syrie fait partie d’un système que nous, au Moyen-Orient, appelons un système de résistance. C’est-à-dire, elle résiste aux plans impérialistes, sionistes et de la droite arabe dans la région. Comment détruire ce pays pour ensuite s’occuper d’un autre maillon de la chaîne, formée par l’Iran, l’Irak après le départ des américains, le Liban, la Palestine, etc. »(13)

« Deuxièmement poursuit Raimondo Kachi , il y a un objectif constant pour l’Occident au Moyen Orient : l’existence, la sécurité et l’expansion de l’Etat d’Israël. La Syrie, comme l’Iran, s’avère être un obstacle pour atteindre ce but.Troisièmement, il y a l’exploitation des richesses nationales dans le monde arabe, et la Syrie est également un obstacle sur le chemin. Le pétrole, le gaz, les pétrodollars qui sont recyclés pour les sociétés occidentales, accablées par une crise économique structurelle et internationale. La Syrie représente aussi un chaînon manquant dans la chaîne que les Etats-Unis et l’Otan veulent construire face à la Russie et la Chine. Si l’on jette un coup d’œil à la carte du monde, on trouvera une chaîne de bases militaires qui s’étendent depuis la mer de Barent jusqu’à la Turquie, et ensuite elle atteint le Golfe Persique. Si l’on regarde vers l’Orient, on voit les Philippines, la Corée du Sud, Taïwan, Guam, et même le Japon. L’ensemble de la chaîne se trouve brisée, en quelque sorte, par la Syrie, le Liban, l’Iran et l’Irak. En détruisant la Syrie, on crée pratiquement un système complet de bases militaires autour de la Russie et de la Chine ». (13)

« Ce n’est pas la peine d’expliquer conclut-il, pourquoi les Etats-Unis veulent encercler la Russie et la Chine, des pays considérés émergents dans le monde. Emergents dans un moment où l’impérialisme occidental, néolibéral et capitaliste se trouve en déclin. Ce sont quelques-unes des raisons fondamentales expliquant comment cette Syrie courageuse, avec l’unité de ses dirigeants, de l’armée et du peuple, a réussi à tenir tête à une conjuration internationale de presque trente pays du monde, et à un terrorisme international que l’Occident dit combattre, mais qu’en réalité il encourage, arme, en lui offrant une couverture et une légitimité en Syrie. » (13)

Tout est dit. Le renversement par la coalition occidentale est inéluctable. Cependant, malgré tous les plans échafaudés dans les officines contre les peuples faibles du fait de l’incurie de leurs dirigeants, il arrivera un moment ou par un effet boomerang, les nations prédatrices à la fois pour le marché  et pour le divin pour imposer un Etat en dépit de tous ces manquements à la morale et à l’éthique des nations, auront à rendre compte, car il n’y a pas dans l’histoire des civilisations des fins de l’histoire sans déclin. Ce que d’aucun appellent la justice divine est en fait une loi de la sociologie qu’un géant de la pensée maghrébin en l’occurrence Ibn Khaldoun avait pointé du doigt dans son œuvre majeure : « la Muqqaadima », « les prolègomènes ».

Ainsi va le Monde…

1. C.E. Chitour : http://www.mondialisation.ca/sarin-la-nouvelle-dam-du-pauvre-un-remake-de-linvasion-de-lirak/5333795

2.http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/08/22/les-faubourgs-de-damas-bombardes-par-l-armee_3464573_3218.html

3. http://french.ruvr.ru/news/2013_08_21/Ministere-russe-des-Affaires-etrangeres-une-arme-chimique-utilisee-par-les-rebelles-contre-Damas-8717/

4. AFP, publié le 21/03/2013 et http://www.lexpress.fr/actualites/1…

5 Agence RIA Novosti 27 avril 2013

6 http://www.legrandsoir.info/ils-se-battent-peut-etre-pour-la-syrie-et-pas-pour-assad-ils-sont-peut-etre-meme-en-train-de-gagner-the-independent.html

7.http://www.oulala.info/2013/06/armes-chimiques-en-syrie-obama-comme-bush-en-irak/

8. http://french.ruvr.ru/news/2013_08_18/Les-experts-de-lONU-sur-les-armes-chimiques-sont-arrives-en-Syrie-3138/

9.http://www.lefigaro.fr/international/2013/08/22/01003-20130822ARTFIG00438-syrie-l-operation-anti-assad-a-commence.php?m_i=_x9_ypE4dvTTJlIlOVFXTXIEOLaa7exMnJ Ro4XceyTNDxX%2B_0

10. http://blogs.mediapart.fr/blog/sam-la-touch/200713/syrie-vers-une-intervention-militaire-atlantiste-chronique-n-6

11.(http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/.premium-1.535829)

12.(AP Dempsey says US considering use of force in Syria; http://news.yahoo.com/dempsey-says-us-considering-force-syria-145636712.html).

13.http://www.michelcollon.info/Du-gaz-naturel-au-gaz-sarin-le.html 20 août 2013

http://www.legrandsoir.info/l-occident-joue-avec-le-feu-en-syrie.html

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

 

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2 commentaires

  1. FISCHER dit :

    Si vos messages ne sont pas de la pure et simple propagande et si vous acceptez un début de commencement de discussion politique contradictoire, vous trouverez ci-dessous un message relatif à la question des armes chimiques en Syrie.

    Bernard Fischer

    http://www.fischer02003.over-blog.com/article-vingt-ans-apres-la-premiere-guerre-du-golfe-119455969.html

    Jeudi 8 août 2013

    VINGT ANS APRES LA PREMIERE GUERRE DU GOLFE

    Certains médias font la comparaison entre l’Irak et la Syrie, entre la guerre des Etats Unis contre l’Irak en 2003 et la guerre de la Russie contre la Syrie en 2013.

    Ils font par exemple la comparaison entre la question des armes de destruction massive en Irak et la question des armes chimiques en Syrie.

    De ce point de vue, ils ont totalement tort, la situation est exactement inverse.

    En Irak en 2003, il n’y avait plus depuis longtemps d’armes de destruction massive, nous connaissons les raisons de cette situation, et l’administration Bush utilisait ce prétexte pour sa guerre d’agression et d’occupation contre l’Irak. En Syrie en 2013, c’est exactement le contraire, il y a des armes chimiques et il n’y aura pas d’intervention terrestre de l’armée des Etats Unis.

    Vous me permettrez par contre une autre comparaison entre l’Irak et la Syrie, sous la forme d’une discussion imaginaire entre une personne A et une personne B.

    Le début de la discussion date du mois de juillet 1990, un mois avant l’occupation du Koweït par l’armée de Saddam Hussein.

    En juillet 1990, la personne B fait un pronostic selon lequel il y aura guerre, occupation et renversement du régime de Saddam Hussein par une intervention militaire impérialiste.

    En février 1991, après la fin de la première guerre du golfe, il y a une réponse de la personne A à la personne B selon laquelle l’histoire donne tort au pronostic de la personne B, il n’y a pas de renversement du régime de Saddam Hussein par l’armée des Etats Unis, à l’inverse, celle-ci permet la violente répression du régime de Saddam Hussein contre les chiites au sud de l’Irak et contre les kurdes au nord de l’Irak.

    En avril 2003, il y a une nouvelle réponse de la personne B à la personne A, finalement l’histoire confirme le pronostic de la personne B, l’armée des Etats Unis renverse le régime de Saddam Hussein.

    Tout le problème n’est donc pas le problème de la photographie d’une situation politique, militaire et internationale à une date précise, le Moyen Orient est une région particulière dans laquelle il y a souvent la victoire de la politique du pire à la fin de l’histoire, le problème le plus important est le problème du passage de la photographie de la situation avant le début de la première guerre du golfe à la photographie de la situation après la fin de la deuxième guerre du golfe, comment on passe finalement de la photographie à la cinématographie.

    Bernard Fischer

  2. eva R-sistons dit :

    Hélas, ce TB post comme les autres sur ce site restera confidentiel, pas moyen de le relayer sur les blogs…. Avant oui, maintenant non. Tant pis, juste 300 personnes le iront.. eva

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