INDUSTRIELS ET BANQUIERS FRANÇAIS SOUS L’OCCUPATION

Source : COMAGUER

après une première interview au sujet de cet ouvrage diffusée le 22 Octobre, nous retrouverons Annie Lacroix-Riz pour une seconde interview sur Radio galèrele mercredi 13  novembre 2013, de 20h00 à 21h30.

41ED1nBQs6LEn préambule à cette nouvelle émission et pour faire écho à la précédente, nous joignons la traduction d’un article récemment publié par le parti communiste bolchévique de toute l’Union soviétique qui éclaire en quelques phrases les relations étroites entre le capitalisme étasunien et l’Allemagne de l’entre deux guerres, relations que l’arrivée au pouvoir des nazis n’interrompirent pas. Ces relations ne furent que ralenties par l’état de guerre entre les deux pays et reprirent vigoureusement entre les Etats-Unis et l’Allemagne de l’Ouest pour faire de celle-ci la pièce maitresse de l’alliance atlantique et de son volet économique la CEE.

La fin de l’article relative à la situation politique en Ukraine illustre la permanence de l’ingérence étasunienne dans la politique européenne, la Russie, même désoviétisée et amoindrie par la disparition de l’Union, restant un obstacle à l’hégémonie du capitalisme anglo-saxon.


L’ANTRE DU FASCISME

Les Défis du XXI° siècle

Il y a plus de 70 ans a débuté le plus grand massacre dans l’histoire, qui a été financé par la réserve fédérale des États-Unis et la Banque d’Angleterre.

Les États-Unis et le Royaume-Uni ont, depuis les années 1920, joué un rôle majeur dans le financement d’Hitler et ses acolytes, considérant l’énergique Adolf comme un outil dans la destruction de l’URSS.

Le montant total des investissements étrangers dans l’industrie allemande pendant les années 1924-1929 s’élevait à presque 63 milliards de marks-or. 70 % des revenus proviennent des banquiers aux États-Unis, la plupart de la banque JP Morgan. Résultat : en 1929 l’industrie allemande occupait la deuxième place dans le monde mais dans une large mesure elle était entre les mains des principaux groupes industriels et financiers des Etats- Unis.


Ainsi, «l’IG Farben », le principal fournisseur de la machine de guerre allemande, a financé à 45 % la campagne électorale d’Hitler en 1930 et était sous le contrôle de la « Standard Oil »de Rockefeller. Morgan, à travers la « General Electric », contrôlait l’industrie de technologie de la radio allemande. En outre, ils possédaient 30 % des actions de la compagnie aéronautique « Focke-Wulf. ». « Opel » a été placé sous le contrôle du « General Motors », appartenant à la famille Dupont. Henry Ford contrôlait 100 % des actions du trust « Volkswagen ». En 1926, avec la participation de la Banque « Dillon Reed and Co » des Rockefeller est née le plus grand trust métallurgique d’ Allemagne.

La coopération américaine avec le complexe militaro-industriel allemand a été si intense et omniprésente qu’en 1933, tous les grands secteurs de l’industrie allemande et les grandes banques étaient sous le contrôle du capital financier des États-Unis. Wall Street avait alors établi un contrôle total sur chaque trust en Allemagne.

En août 1934, la « Standard Oil » américaine en Allemagne acquit 730 000 acres de terrain et construisit les plus grandes raffineries de pétrole qui fournissaient le carburant pour les avions et les tanks nazis. Puis, ont été livrés par les Etats-Unis à Allemagne les équipements les plus modernes pour les usines aéronautiques, qui commencèrent la production des avions allemands les plus modernes. l’Allemagne a reçu des entreprises américaines « Pratt et Whitney », « Douglas » « Bendix Avmeyshn » un grand nombre de brevets militaires et a construit le « Ju-87 » basé sur la technologie américaine. Dans les derniers modèles de chasseurs et de bombardiers du troisième Reich on trouvait des moteurs britanniques. En 1941, alors que la seconde guerre mondiale faisait rage, les investissements américains dans l’économie allemande s’élevaient à 475 millions de dollars.

A titre de comparaison, Hitler a reçu des Anglo-américains en 1933, en valeur actuelle 66,3 milliards de dollars et l’Union soviétique sous le Prêt-Bail durant toute la guerre, seulement 12 milliards, plus de cinq fois moins.

En 1938-1939, l’Union soviétique a tenté de créer une alliance politico-militaire avec le Anglos – américains contre Hitler, mais toutes les tentatives des soviétiques de s’opposer à Hitler avec une force unie ont échoué, et la « pieuse », démocratie américaine couplée avec la « noble » démocratie britannique ont envoyé le bélier fasciste contre l’URSS.

De nos jours, quand l’élite financière mondiale de la Grande-Bretagne et les Etats-Unis a lancé le prochain plan pour la transition vers un « nouvel ordre mondial », l’identification de son rôle clé dans l’organisation de crimes contre l’humanité est devenue primordiale.

Par le biais d’une active subversion du rapprochement de l’Ukraine avec la Russie, les États-Unis visaient par tous les moyens possibles à renforcer les mouvements nationalistes contre les Russes en Ukraine. Le budget des organisations nationalistes ukrainiennes Rukh et l’UNA – UNSO a été pour près des trois quarts, financé par la CIA, et la plupart des échelons de ces organisations sont au service du gouvernement américain.

Le voyage du chef de « Svoboda » Oleg Tyagnibok et son adjoint pour la politique des affaires Andrew Mohnik aux États-Unis était prévu. Le but du voyage était une rencontre avec la diaspora ukrainienne aux États-Unis. Tous les frais financiers ont été payés par le pays hôte. Les Membres de la famille de Tyagnibok se sont rendus aux États-Unis à l’invitation de la famille de sa femme, qui vit aux Etats-Unis.

Les dirigeants du Congrès ukrainien canadien en la personne de Ed Baldy et Oreste Varnitsa sont un intermédiaire entre VO « Svoboda » et ses patrons d’outre-mer. Le soutien financier du « Svoboda » va directement des services de renseignement Canadiens dans les mains de la direction du Congrès et puis migre vers les comptes du parti de Tyagnibok non seulement en Ukraine, mais aussi à l’étranger. Il y a eu le cas de fonds canadiens envoyés pour pourvois aux besoins de la cellule de « Svoboda » en Autriche (Vienne).

Vue l’existence d’un tel soutien financier puissant à Tyagnibok, venant du Canada et les États-Unis, dans un proche avenir nous pouvons attendre une intensification de la politique de l’information dans « Svoboda ».

Le but de nos « amis » outre-mer reste le même – empêcher le rapprochement de l’Ukraine avec la Russie ! Ce sera très utile de recourir aux services de « Svoboda », qui agira comme un bélier frontal des « nationaux – patriotes » contre le rapprochement des peuples frères!

Ainsi, l’Hydre à sept têtes du fascisme anglo-américain est toujours vivante ! Et à la place des têtes coupées en 1945, il en a poussé une douzaine de nouvelles ! Ne pas comprendre cela aujourd’hui, n’est pas moins dangereux que d’être traître à son propre peuple !

S.V. Golik lieutenant-colonel des réserves

Note du traducteur (Comaguer)

Ce texte a été publié dans le dernier bulletin en ligne du parti communiste bolchévique de toute l’union soviétique

No 11 (128) NOVEMBER 2013 FOR BOLSHEVISM-AUCPB
Oleg Tyagnibok est le leader du parti ukrainien SVOBODA (liberté) qui avec 10% des voix s’est classé au 5° rang des partis politiques ukrainiens aux législatives d’Octobre 2012.

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