Sommes nous seuls dans l’univers

L’éternelle question sans réponse

«La Terre est le berceau de l’humanité… mais on ne peut passer sa vie dans un berceau…»
Constantin Tsiolkovski (1857-1935, père de l’astronautique russe)

tropical_planet_alone_in_space_by_articaceL’existence d’une vie extraterrestre est, depuis toujours, un objet d’interrogation et un terrain privilégié de l’imaginaire. Depuis que les radioastronomes écoutent le ciel, ils n’ont repéré aucun message de civilisation extraterrestre mais ils ont découvert une centaine de molécules différentes dans l’espace interstellaire, en grande majorité organiques et dont l’eau est parmi les plus abondantes. Il n’est donc pas déraisonnable de penser que la chimie du carbone, en présence de l’eau, n’est pas limitée à notre système solaire ni à notre galaxie. Il reste à définir ce que c’est que la vie car il n’est pas exclu que d’autres métabolismes n’utilisant pas le carbone ou l’eau puissent exister. Il a été montré en effet, que dans les abysses océanes (fumerolles de gaz sulfureux) la vie existe en absence de photosynthèse.

Sur Terre, l’évolution biologique a permis l’émergence de quelques espèces vivantes dotées d’intelligence. L’espèce humaine n’est pas la seule. D’autres animaux supérieurs comme le dauphin semblent aussi avoir acquis cet atout majeur mais l’homme est le seul à avoir acquis un langage articulé, à manier la réflexion, à avoir pu développer une technologie avancée. D’après les exobiologistes,; les scientifiques qui cherchent les formes de vie dans l’espace les conditions de vie sur les autres planètes, sur le modèle de la vie terrestre, doivent obéir aux contraintes suivantes: en plus d’une distance adéquate du soleil, la planète doit avoir une atmosphère et une gravité qui permettent à l’eau (obligatoire) des océans de ne pas s’évaporer. De plus, cette planète doit être stabilisée lors de sa rotation.

Sommes-nous seuls dans l’univers?

L’exobiologie est l’étude des origines, de la distribution et de l’évolution de la vie et des structures et processus qui y sont associés dans l’univers. L’intérêt de savoir comment la vie est apparue sur notre planète est double: cela nous renseignera sur nos origines, et cela permettra de comprendre quels mécanismes sont en jeu et s’ils sont potentiellement reproductibles sur d’autres planètes. On a identifié 83 molécules organiques différentes dans l’espace. Les scientifiques ont aussi observé que les météorites et les comètes pouvaient transporter ces molécules. La planète a ainsi hérité d’énormes quantités de molécules fournissant un matériau de base pour les briques du vivant.» Si la vie a pu se développer, c’est grâce aux conditions «hospitalières» de la Terre primitive: les molécules organiques, déposées en douceur par les grains cométaires ralentis au cours de leur traversée de l’atmosphère, ont formé des édifices de plus en plus complexes dans l’eau des océans qui recouvraient la planète. Un tel processus basé sur la chimie du carbone et l’eau a pu se répéter en plusieurs endroits de l’Univers, pourvu qu’il se soit trouvé d’autres planètes offrant un environnement accueillant, caractérisé par la présence de l’élément liquide.


L’idée de vie extraterrestre:

le mystère des cartes de Piri Ibn Haji Memmed Rais Avec les premières missions d’exploration spatiale, s’est développée une science nouvelle consacrée à l’étude de la vie extraterrestre. L’hypothèse d’une origine spatiale de la vie s’est trouvée renforcée en 1986 par les données des sondes Giotto et Vega sur la comète de Halley, attestant de l’existence de nombreuses molécules organiques. Les plus anciennes traces d’interrogations sur la pluralité des mondes, appelée encore pluralisme, datent d’Aristote. Dans son Traité du ciel, Aristote pense qu’il y a une contradiction entre la place naturelle occupée par la Terre, l’air, le feu et l’eau, et le mouvement violent nécessaire pour créer d’autres mondes.

En 1929, on retrouve à Constantinople une carte datée de 1513. Elle représente l’Amérique du Sud et l’Afrique sur des longitudes relatives correctes. Cette exactitude est pourtant impossible car au XVIe siècle les connaissances cartographiques étaient minimes. Notamment, on ne savait pas calculer les longitudes. La carte de l’amiral turc Reis est devenue célèbre mais elle n’est pas la seule carte ancienne, et authentifiée, qui pose bien des problèmes aux scientifiques. Dans les notes qui accompagnent le document, il affirme que certaines des vingt cartes qui lui ont servi de sources datent d’Alexandre le Grand et que d’autres sont fondées sur les mathématiques. Cette carte a été étudiée par le capitaine Mallery qui découvre que cette carte représente une partie de l’Antarctique. Ce continent est pourtant recouvert de glaces depuis au moins 10.000 ans et n’a été découvert officiellement qu’en 1818. Pourtant, la côte de la terre de la reine Maud est cartographiée sans glace ce qui est incroyable. Cette côte n’a pu être libre de glace que 4000 ans av. J.-C. D’après les géologues, il semble que ce littoral soit resté libre de glaces, de manière durable, durant au moins 9000 ans avant qu’il n’ait été englouti par la calotte glaciaire. (1)

Le développement des premières civilisations connues ne s’est produit que bien longtemps après cette date. La carte fut envoyée au professeur Hapgood. Il arriva à une conclusion surprenante qu’il expliqua en 1966 dans son ouvrage Maps of the ancient sea kings «les cartes des anciens rois de la mer». «Il semble que des informations géographiques d’une grande précision se soient transmises de peuple en peuple. Ces cartes, selon toute vraisemblance, ont été dressées par un peuple inconnu, puis léguées à d’autres civilisations, peut-être les Crétois de l’époque de Minos et les Phéniciens».«Il est manifeste que ce peuple disposait d’une technologie nettement supérieure à toutes celles des peuples de l’Antiquité, du Moyen-Age et jusqu’à la seconde moitié du 18e siècle.»(1)

On ne peut de ce fait, face à ce mystère, pas exclure une influence extérieure, c’est-à-dire une civilisation extra-terrestre qui serait à l’origine de ces cartes.


La théorie des anciens astronautes

Justement, cette théorie postule que des extraterrestres auraient aidé les Terriens à réaliser de grands travaux dont on ne peut expliquer l’existence avec les seules compétences humaines (soulèvement de blocs de plusieurs centaines de tonnes et alignement parfait). La théorie des anciens astronautes avance que les dieux dont parlent les anciennes mythologies et dont l’archéologie met les cultes en évidence, étaient en fait des extraterrestres humanoïdes. Cette théorie bouleverse les conceptions académiques de l’histoire humaine, puisque selon son fer de lance, Erich Von Däniken, les hommes n’ont pu évoluer et progresser que grâce à l’appui d’une race extraterrestre. La civilisation hindoue, parmi ses textes mystiques, possède un traité sur les vimanas, les chars volants dans lesquels se déplaçaient les dieux. Le vymaananika-Shaastra livrerait ainsi les secrets de conceptions et de pilotages de ces engins volants antiques, propulsés grâce à une combinaison d’électricité et d’un métal liquide proche du mercure. Ces technologies sont à l’étude dans le génie astronautique.(2)

La théorie de Von Däniken est que la Bible, comme d’autres écrits anciens du monde entier, contient des descriptions de visiteurs des étoiles ayant ensemencé la race humaine. Nos ancêtres les auraient considérés comme des dieux, mais Von Däniken, décodant leurs récits, indique qu’il s’agit des premiers témoignages d’Ovnis et d’extraterrestres. «Qui d’autre, dit-il, sinon des visiteurs de cultures avancées, aurait pu être responsable de toutes ces traces laissées?» Selon Von Däniken, certaines structures ou artéfacts seraient la preuve de l’existence d’une technologie supérieure créée soit par des visiteurs extraterrestres soit par des humains ayant appris auprès d’eux. Ces structures sont, par exemple, les pyramides d’Égypte, Stonehenge mais également la carte de Piri Reis, les Moai de l’île de Pâques ou encore les lignes de Nazca au Pérou. Par ailleurs, il fait une interprétation d’oeuvres d’arts anciennes comme représentant des astronautes ou des vaisseaux spatiaux. Selon Däniken, par exemple, la révélation d’Ezechiel dans l’Ancien Testament est la description de l’atterrissage d’un engin extraterrestre. Däniken a obtenu le soutien d’un ancien ingénieur de la NASA, Josef F. Blumrich, pour cette dernière hypothèse, au travers de son livre intitulé «les vaisseaux spatiaux d’Ezechiel». (2)


La pluralité des mondes selon les anciennes civilisations et les religions

L’ Anaxagore déclare avoir vu des lumières célestes de la dimension d’une grosse poutre. Daimachos raconte qu’un globe de feu a parcouru le ciel plusieurs fois pendant la 78e Olympiade. Les auteurs latins, Dion Cassius, Pline l’Ancien, Tite-Live, Jumius Obsequens, Cicéron relatent l’apparition de lumières dans le ciel, de boucliers ardents, de lunes et de soleils multiples, de sphères volantes de couleur dorée. (3) La guerre aérienne du Ramayana, l’épopée de Gilgamesh (Abed Azrié Ed. International Paris 1979 p.143), Les Immortels, les Fils ou les Rois du ciel de l’Orient et de la Chine (G. Pauthier, Le Chou King, Part. III, Ch. X-2 Ed. Le Japon «Terre des Dieux «(Arnold Toybee, la civilisation à l’épreuve, Gallimard, Paris p. 89, 1951), Les Vira Cochas d’Amérique du Sud, les Incas, les grands Dieux de l’Egypte ancienne, les procréés des Dieux et les Héros de l’Antiquité occidentale et orientale etc. Homère décrit plusieurs fois l’apparition de boucliers de feu. En Chine et au Japon durant le Moyen Âge, beaucoup de phénomènes semblables aux Ovni modernes furent rapportés. Le monastère Detchani construit en Yougoslavie entre 1327 et 1335 fut décoré de fresques qui représentent des anges à bord de vaisseaux naviguant dans le ciel. Bien plus tard entre mai et juillet 1947, 850 observations différentes ont été recensées à travers les Etats-Unis et répertoriées dans le Blue Book. Le phénomène Ovni a vraiment connu une diffusion mondiale à partir de cette époque qui correspond à l’affaire Roswell dont on ne sait que trop penser tant les versions sont contradictoires. (3)

Les grandes religions terriennes ne réprouvent pas l’idée de l’existence d’autres mondes habités dans l’univers. Beaucoup de textes anciens y font référence. Et si des extra-terrestres avaient été pris pour des Dieux ou Dieu qui est dans le ciel, le très haut? La lecture des premiers chapitres de la Bible fait apparaître de nombreux récits des visites sur Terre de visiteurs venus sur des chariots de feu, porteurs de messages d’une grande sagesse. L’exemple le plus frappant est celui du prêtre prophète Ézéchiel, exilé à Babylone en 598. Cette vision serait pour certains une observation d’Ovni décrivant un étrange véhicule venu du ciel et atterrissant près du fleuve Kebar, en Chaldée, sous le règne à Babylone de Nabuchodonosor. Ézéchiel dit: «Je regardais, et voici, il vint du nord un vent d’orage, un gros nuage entouré de lumière éclatante. Du feu sortait de lui en permanence et au milieu de ce feu miroitait du bronze. En son centre se devinait la silhouette de quatre créatures vivantes. Elles avaient l’apparence de forme humaine, chacune avait quatre faces et quatre ailes. Leurs jambes étaient droites et la plante de leurs pieds ressemblait à un pied de veau, chacune avait le visage d’un homme par-devant, toutes quatre une face de lion à droite, une face de boeuf à gauche et la face d’un aigle par derrière… il semble y avoir une description qui mélange un objet apparenté à une machine et des êtres vivants possédant un équipement sophistiqué. (3)

Le père José Gabriel Funes, directeur de l’observatoire du Vatican, s’est prononcé sur l’existence d’autres planètes habitées: «Tout comme il y a une multitude de créatures sur Terre, il pourrait y avoir d’autres êtres, même des êtres intelligents, créés par Dieu. Cela ne contredit pas notre foi car nous ne pouvons pas poser de limites à la liberté créatrice de Dieu,»
Le Coran fait explicitement mention de la pluralité des mondes dans le sens où ils obéissent à Dieu. Ainsi les mondes habités sont cités dans neuf sourates. (Coran: Sourate I, verset1; II, 3; V, 109; VI, 101; X, 3; XI 108; XIII, 15; XXI, 16; XXXVI, 36). Pourquoi en effet, la vie existe uniquement sur une seule planète, la Terre? Alors que des centaines d´autres planètes existent dans le système solaire et autour d´autres étoiles, ceci est prouvé également. L’Islam va plus loin en faisant la «prédiction» non seulement de l’existence de la vie extraterrestre mais d’une rencontre avec les Terriens: «Parmi Ses Preuves est la création des cieux et de la terre et des êtres vivants qu’Il y a disséminés. Il a en outre le pouvoir de les réunir quand Il voudra.» (42, 29) (4)


Ce que dit la science 

Sommes-nous seuls dans l’univers? En 2014 nous n’avons encore aucune preuve de l’existence de civilisations extraterrestres. Depuis plus d’un demi-siècle maintenant, les programmes du Seti (Search for Extra-Terrestrial Intelligence) sont à la recherche de signaux intelligents venus du cosmos. Afin de le savoir, les scientifiques ont donc cherché à développer des outils pour estimer le nombre de civilisations extraterrestres avec lesquelles communiquer. Quand Frank Drake lista toutes les conditions nécessaires à la communication avec d’autres civilisations: il faut des étoiles, des planètes, avec un écosystème pour que se développent la vie, puis l’intelligence, et la communication. Enfin, il faut que ces civilisations technologiques vivent suffisamment longtemps. En multipliant tous ces facteurs dont il souhaitait parler avec ses collègues, il se rendit compte que l’on pouvait les multiplier pour obtenir un nombre N, le nombre de civilisations extraterrestres de la Galaxie avec lesquelles nous pourrions communiquer. Cette formule est devenue célèbre sous le nom d’équation de Drake. Avec une valeur de N comprise entre 18 et 5.000.000.000, autant dire que nous ne savons pas avec combien de civilisations nous pourrions communiquer. Dans le cas d’une existence extraterrestre, c’est toute la vie de l’homme qui s’en trouverait bouleversée. Son rapport à la religion, son rapport à Dieu, son rapport aux autres espèces vivantes sur d’autres planètes s’en trouveraient bouleversés. Curieusement, il pense se sentir moins seul s’il avait la certitude de l’existence des extraterrestres.


1. http://www.dinosoria.com/piri_reis.htm

2. http://www.inexplique-endebat.com/article-astro-archeologie-et-extraterrestres-61095433.html3 décembre 2010

3. http://www.inexplique-endebat.com/article-des-ovnis-dans-la-bible-103113309.html

4. http://www.inexplique-endebat.com/article-evidence-extraterrestre-et-technologies-de-l-antiquite-84942003.html

http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_chitour/198247-l-eternelle-question-sans-reponse.html

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

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