Grèce : vers la sortie

Greek flagLa troisième mouture de la liste des réformes que Syriza compte mettre en œuvre a été présentée au groupe de Bruxelles (un nouveau nom pour appeler la Troïka), et a essuyé un nouveau refus catégorique ce weekend.

La raison en est que la réforme des retraites et du marché du travail ne fait pas partie des réformes concernées, puisque ce sont les deux bastions de Syriza. Et comme l’Euro Groupe veut casser Syriza et faire un exemple européen pour dissuader la résistance, il enserre la Grèce dans un nœud coulant financier, ne cédant sur rien.

Tsipras de son côté veut montrer à l’électorat grec qu’en dépit de ses concessions les créanciers exigent toujours la même chose, sans changer une virgule de ce qui était sur la table avant les élections de Janvier. Il apparaît clairement, semble t’il, que Syriza veut une sortie de l’Europe, mais a besoin de recueillir l’assentiment du peuple grec de plus en plus excédé. Autrement dit l’intransigeance de l’Europe va pousser les Grecs vers l’acceptation massive d’un défaut et d’une sortie de l’Europe, c’est le calcul de Tsipras. On peut aussi imaginer que la Chine et la Russie sont derrière pour disloquer l’Europe, tandis que le jeu du chat et de la souris continue.

À noter que Varoufakis a répondu à une femme qui l’interpellait lors du défilé de la fête nationale du 25 mars, en lui lançant un message d’encouragement : « il faudra nous soutenir aussi après la rupture. » Faut-il y voir la preuve que cette rupture est acquise et devrait intervenir ?

De plus en plus d’analystes et de commentateurs politiques le pensent, et nous sommes du nombre.

Algarath

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