Ukraine : La descente aux enfers

Arrow graph going downSi tout n’était pas rose il y a un an à peine en Ukraine, c’est aujourd’hui un enfer. On peut dire sans crainte de se tromper que les 5 milliards de dollars investis par l’empire du chaos américain pour déstabiliser la Russie par Ukraine interposée ont réalisé cet exploit en si peu de temps. Accessoirement ce n’est pas fini, ça pourrait aller beaucoup plus loin, genre bataille rangée du style 14-18 ou, pire, du genre encore plus gênant qui se solde par un champignon tout ce qui a de plus atomique qui se propage au sol et fait des victimes pour des générations. En attendant, de toute évidence, le pays est ruiné.

En attendant que les psychopathes de Washington nous mènent jusque là, ce qui pourrait n’être qu’une question de mois (ouf, on a eu chaud, tout va bien ça n’est pas pour maintenant), l’Ukraine s’enfonce dans une spirale infernale. Le Président ukrainien par procuration américaine, et fabriquant de chocolat, doit à la fois gérer une guerre civile et une très grave crise économique, dont on dira qu’il l’a bien cherché ainsi que ses commanditaires. Une combinaison mortelle d’inflation galopante et de dévaluation de la devise, dont la valeur a été presque divisée par trois depuis début 2014. Premier cataplasme sur une jambe de bois, la banque centrale désespérée relève ses taux directeurs de 19,5% à 30%. C’est une mesure conservatoire qui n’est pas destinée à relever l’économie, faut quand même pas rêver et même eux en sont conscients, mais qui aidera à attendre l’octroi d’un prêt de 17,5 milliards de dollars par le FMI. Devinez en échange de quoi le FMI qui ne fait que ça pourrait donner tous ces sous ? Eh bien en échange de l’austérité. Ça vous dit quelque chose ? Il y en a qui sonnent à votre porte pour vous vendre des trucs dont vous n’avez pas besoin, le FMI, lui, prête de l’argent contre de l’austérité. Évidemment l’austérité signifie de l’argent dégagé pour rembourser la dette dont les intérêts sont la raison d’être des rentiers oligarques.

Les analystes de Capital Economics estiment que : « Sans une résolution pacifique, s’inscrivant dans la durée, du conflit dans l’est, la fuite des capitaux va se poursuivre », précisant que « beaucoup allait dépendre du prêt du FMI ». Néanmoins, ils se montrent sceptiques quant à l’impact de cette mesure sur le long terme. Pas difficile, même nous on sait que c’est voué à l’échec.

La résolution pacifique, tout le monde en rêve, les séparatistes, la Russie, et la presque totalité du peuple ukrainien. Enfin, pas tout le monde. L’empire du chaos et ses oligarques globalistes s’emploient à faire plus que souffler sur les braises. L’Otan veut implanter ses fusées tournées vers la Russie à la frontière, et les vautours financiers et industriels américains se préparent à la curée.

Voilà le monde dans lequel on vit. Si votre pays a le malheur d’être pris dans une affaire qui suscite la convoitise et l’avidité de l’empire du chaos, ça donne l’Ukraine. Ça a aussi donné l’Irak, l’Afghanistan, la Libye, et bien d’autres, sans parler de l’Europe qui a fort perdu d’être les valets de Washington. Il se pourrait que ces temps soient en passe d’être révolus.

Pour l’observateur avisé, il y a des signes très nets que pour la première fois depuis le début du XXème siècle les choses commencent à bouger. Ce qui n’est pour certains qu’un vœu pieux est un vrai début de réalité, même si la bête est loin d’être morte. Alors qu’on voyait une lueur d’espoir tous les six mois par le passé pas si lointain, chaque semaine apporte son lot de preuves qui témoignent que les oligarques globalistes, si riches, si connectés, si hautains et si organisés, font face à des défis majeurs qui finiront tôt ou tard par écourter leur règne.

Nous n’en citerons qu’un, mais d’envergure : L’Europe était un laboratoire destiné à préfigurer ce que serait un gouvernement mondial, rêve des oligarques globalistes de la cabale. L’Europe est un échec patent et va disparaître, détruisant les rêves de ceux qui l’ont conçu. C’est probablement un des défis les plus importants des « élites », une désillusion, une preuve que les peuples veulent leur souveraineté. Avec un échec pareil, comment penser que les oligarques pensent possible un monde totalitaire ?

Algarath

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