L’Italie et une sortie de l’Euro

-Si c’est la Grèce qui nous tient en haleine sur la scène internationale et que sa sortie de l’Euro est évoquée en pointillés, d’autres pays se préparent à peut-être soumettre cette question au vote populaire, plus tard dans l’année.

En Italie, par exemple, une pétition qui vient de recueillir plus de 100 000 signatures demande la tenue d’un référendum sur la question, et propose de demander au peuple s’il désire finir là son aventure européenne. Cette pétition a pour but de soumettre au parlement un projet de loi sur la tenue d’un référendum. Cette initiative est due au mouvement des cinq étoiles de Beppe Grillo, présentée par leur porte-parole Diego Destro. Le mouvement des cinq étoiles est la deuxième plus grande force politique italienne après le Parti démocratique, qui bénéficie du soutien de 21,3% des électeurs. Citons Beppe Grillo : « il faut rendre la souveraineté monétaire à l’Italie pour sortir de ce cauchemar de la faillite et éviter le sort de la Grèce ».

L’Italie se trouve dans une situation économique difficile. Le taux de chômage a atteint 12,7%, la production industrielle a chuté de 26% en dix ans. En 2014, 125.000 Italiens âgés entre 25 et 40 ans ont quitté le pays. La dette publique italienne est sans cesse en hausse, elle a dépassé 2.160 milliards d’euros pour atteindre son maximum historique. En trente ans, l’Italie a payé 3.100 milliards d’euros d’intérêts sur la dette publique. La zone euro réunit 19 États membres de l’Union européenne qui ont transféré leurs compétences monétaires à la Banque centrale européenne. La France fait partie du nombre.

On sait que la dette souveraine est le moyen pour enchaîner les populations. Les banquiers-rentiers en tirent des profits pharamineux, la structure oligarchique détient là le moyen d’asservir les peuples. À défaut de s’affranchir de l’Europe et de solder le problème de la dette par son échelonnement prolongé, sa négociation, son paiement à une banque d’état et non plus à des banques privées, son défaut total ou partiel, les pays surendettés sont condamnés à une austérité insoutenable pour la nuit des temps. Cette austérité croissante apparaîtra à ceux qui, encore, ne se sont pas rendu compte de la situation.

Les pays touchés les premiers votent pour sortir de l’ornière. L’Italie pourrait être, suite à ce référendum sollicité, un des prochains pays à s’occuper du problème. Le tour de la France, n’en doutez pas, viendra avec la pression de nécessité. Si vous ne savez pas ce qu’est la pression de nécessité, renseignez-vous. C’est ce qui nous force à agir quand on n’a plus le choix. C’est ce qui conduit au changement salutaire, car avant cela on a encore le choix de se complaire dans son inaction, ce qui ravit nos dominants.

Algarath

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