Le décryptage du génome des Algériens

La santé, l’éthique et le business

« Connais toi , toi-même »
Socrate

GenomeC’est, selon Platon, le plus ancien des trois préceptes qui furent gravés à l’entrée du temple de Delphes. Cette invitation connait avec le séquençage du génome, deux mille ans après Socrate, une brûlante actualité. Cette contribution se veut un complément d’enquête suite à la parution d’un article sur le génome des Algériens. Nous allons tout d’abord l’état des lieux du séquençage qui dit-on est capable du meilleur comme du pire et ensuite nous intéresser au « génome des Algériens »

Les débuts du séquençage du génome humain

Comme décrit par Fabien Gruhier : «  Le premier séquençage du génome humain, publié en 2000, avait mobilisé une armée de spécialistes de tous les pays durant treize ans, et coûté environ 3 milliards de dollars. L’ensemble de ces informations, qui définissent entièrement chaque individu – avec, notamment, son degré de susceptibilité à toutes les maladies, représente l’équivalent d’un texte de 6 milliards de lettres, et tient sur une banale clé USB. En réalité, le patrimoine de tous les êtres humains est identique à 99,9 % : tel le diable dans les détails, toutes nos différences individuelles se cachent dans un minuscule 0,1 % – qui abrite aussi bien des disparités anodines (la couleur des cheveux) ou dangereuses (prédisposition à une maladie). Séquencer le génome d’un individu c’est donc, notamment, y débusquer les « fautes de frappe» ou les « coquilles » apparues par hasard dans le recopiage du « texte » génétique, et qui constituent des mutations éventuellement fâcheuses. James Watson, prix Nobel et codécouvreur de l’ADN, a pour sa part décidé qu’il ne voulait rien savoir. Et surtout pas s’il est porteur, sur son chromosome 19, d’une certaine mutation APOE4, qui accroît le risque d’Alzheimer (1)

99 dollars l’analyse

De 3 milliards de dollars, le séquençage se démocratise  « Le 19 février 2015, écrit Florence Rosier la Food and Drug Administration (FDA) autorisait un premier test génétique en vente libre. En mars 2015, la société 23andMe annonçait que plus de 900 000 « clients » avaient fait appel à ses tests de génotypage en libre accès. A partir d’un simple prélèvement salivaire, cette start-up californienne, créée en 2006 propose aux particuliers, moyennant 99 dollars, une analyse des données de leur génome. Il était impossible d’imaginer la prodigieuse ampleur de ces progrès techniques : entre 2003 et 2013, le temps et le coût de la lecture complète du génome humain ont été divisés par 2 millions ! Mais ces tests en libre accès sont-ils une menace ? Une promesse ? Quelle est leur fiabilité ? Un garde-fou par un encadrement international de ces pratiques est-il encore envisageable ? Car bien au-delà des interrogations et des doutes légitimes sur le bien-fondé et les bénéfices médicaux de ces analyses, c’est notre nature même d’être humain qui est interrogée. Les spectres de l’« enfant parfait » et des dérives eugéniques vont-ils ressurgir ? Jean-Louis Mandel, professeur au Collège de France, défend une position iconoclaste voire provocatrice : il est l’un des seuls biologistes français à plaider pour la liberté individuelle de connaître les données de son propre génome, notamment pour éviter la transmission de maladies génétiques graves ».(2)

Prenons l’exemple de la mucoviscidose écrit-il En France, lorsqu’un premier enfant est atteint, on juge éthique de faire dépister ses frères, ses sœurs et ses cousins. Aux Etats-Unis, le dé- pistage des mutations du gène de la mucoviscidose est proposé à tous les couples qui ont un projet parental. En Israël, c’est une politique d’Etat Faut-il ou non laisser la liberté aux couples de connaître leurs risques de transmettre des maladies graves à leurs enfants?» (2)

Tout autre avis celui de Patrick Gaudray, directeur de recherche au CNRS et membre du Comité consultatif national d’éthique (CCNE). Nous résumons ci-après ses réponses à l’interview de Florence Rosier du journal Le Monde En mars, la société 23andMe annonçait avoir totalisé plus de 900 000 « clients » pour ses tests de génotypage en vente libre. : « Le premier problème posés par ces tests tient au terme même de customers (« clients ») ». (2)

Le business en ligne de mire.

«  Nous sommes poursuit le professeur Patrick Gaudray là dans une dynamique de consumérisme : c’est une démarche choquante dans un pays comme le nôtre[ en France ndR}, où les médecins préfèrent parler de leur « patientèle » que de leur « clientèle ». Il s’agit d’un système guidé par le business, où la santé des gens n’est qu’un prétexte. D’ailleurs, 23andMe ne monnaie-t-elle pas les données de ses clients auprès de groupes pharmaceutiques ? En janvier, cette société a revendu à l’entreprise de biotechnologie Genentech, pour 60 millions de dollars [54 millions d’euros], le profil génétique de 14 000 clients concernés directement ou indirectement par la maladie de Parkinson » « Fin 2013, la FDA a invoqué le manque de fiabilité des prédictions fournies par ces tests pour en interdire l’interprétation médicale… C’est le second défaut majeur de ces tests : leur valeur prédictive et clinique est surestimée. Ces tests nous réduisent à notre dimension génétique, C’est sans doute leur plus grand danger. Ils gomment notre dimension globale, oubliant notre dimension psychologique, affective et sociale ! Nous ne sommes pas le produit de nos gènes. Devons-nous mener une vie d’ascète, suivre à la lettre les recommandations des nutritionnistes, courir 15 kilomètres par jour, faire tester notre ADN ? » (2)

« Si c’est le libre choix de la personne, pourquoi pas ? Mais si c’est dicté par l’oukase d’une compagnie d’assurances, d’un employeur ou de la société, non ! En 2008, les Etats-Unis ont voté le Genetic Information Non-Discrimination Act, qui interdit aux assureurs et aux employeurs l’usage inapproprié d’informations génétiques de particuliers. Mais cette loi est déjà en partie contournée par les assureurs. Et certaines personnes ont fait séquencer leur génome pour montrer à leur assureur que leur prime doit baisser ! Ce n’est pas un monde où je voudrais vivre ». (2)

« Il est illusoire, scientifiquement insensé et sans doute criminel de penser pouvoir définir ce qu’est un « ADN normal ». Imaginons par ailleurs que le séquençage du génome se démocratise chez les couples ayant un projet parental. Cela reviendrait à un « mariage de fonds génétiques », et non plus à un mariage de personnes, en réactivant le mythe de « l’enfant parfait ». Séquencer le génome d’une personne ne signifie pas en fournir une interprétation médicale… Pour cela, il faut une qualité de séquençage très poussée afin de lever les ambiguïtés. « La séquence à 1 000 dollars, l’interprétation à 100 000 dollars », écrivait la chercheuse Elaine Mardis en 2010 dans la revue Genome Medicine. Je reste émerveillé par ces extraordinaires progrès des connaissances et techniques. Mais je refuse de me laisser fasciner par cette lumière, qui peut brûler ». (2)

Des embryons humains modifiés

Le professeur Patrick Gaudray, a bien raison d’être inquiet. Pour la première fois de l’Histoire, en effet, des scientifiques ont modifié les gènes d’embryons humains  Un groupe de scientifiques chinois vient d’annoncer qu’ils avaient réussi à modifier le génome d’embryons humains, ce qui n’avait jamais été réalisé auparavant, selon un rapport publié dans le journal en ligne Nature. Cela pourrait changer non seulement le matériel génétique d’une personne, mais pourrait également modifier l’ADN qu’elle transmet, en supprimant les « mauvais » codes génétiques (et potentiellement ajouter les «bons») et prendre part activement à l’évolution.  Des scientifiques préoccupés par cette nouvelle avaient déjà averti qu’il ne faudrait pas modifier le génome humain de cette manière tant que nous n’en comprenons pas mieux les conséquences. En effet, des rumeurs soulevées dans un article de la MIT Technology Review intitulé « L’ingénierie du bébé parfait », soupçonnaient déjà que des scientifiques chinois travaillaient sur l’utilisation de cette technologie. (3)

«  CRISPR, la technologie qui rend tout cela possible, peut trouver les mauvaises sections de l’ADN et les couper et même les remplacer pour corriger des maladies génétiques, mais il peut aussi apporter des changements indésirables. Son niveau de précision est encore très faible.  compréhension de CRISPR doit considérablement évoluer avant d’y arriver, mais c’est une nouvelle technologie qui change rapidement. La modification du génome humain et de l’ADN d’un embryon sont considérées comme éthiquement critiquables, car elles pourraient conduire à d’autres utilisations de cette technologie chez les humains. La modification de l’ADN des embryons viables pourrait avoir des résultats imprévisibles pour les générations futures. D’autres craignent qu’une fois que nous pourrons la maîtriser avec précision, elle sera inévitablement utilisée pour créer des êtres humains « parfaits » avec des traits spécifiques désirés. Toujours est-il que même si cette recherche est considérée comme discutable aujourd’hui, elle est toujours activement en cours d’expérimentation’.(3)

Si cette technique de manipulation génétique était présentée comme une solution contre des maladies génétiques mortelles, de tels travaux franchiraient alors une ligne éthique, comme s’en est ému récemment un collectif de scientifiques dans Science. Inquiets des dérives possibles, ils ont demandé un moratoire sur ces recherches.

Peut-on déterminer son origine ethnique avec un test ADN?

Grégoire Fleurot nous présente Jared Rosenthal, fondateur de Health Street, qui démocraitse dans la rue le prélèvement de salive. : « Il fait une démonstration de prélèvement de salive dans le Van «Who’s Your Daddy?» («Qui est ton père?») à New York le 16 août 2012. Rosenthal offre des services de test de paternité par ADN Oui, mais pas de manière aussi précise que l’affirment les entreprises qui vous proposent de savoir si vous descendez de Charlemagne ou de telle ou telle tribu africaine. Mais peut-on vraiment déterminer les origines géographiques et ethniques d’une personne avec un simple test ADN?? De  nombreuses entreprises américaines proposent, pour des prix ayant fortement chuté au cours des dernières années grâce à la concurrence (de 100 à 300 dollars), d’analyser l’ADN de toute personne désirant découvrir ses origines ethniques. (…) Leur principe est simple: certaines portions d’ADN peuvent être liées, avec plus ou moins de fiabilité, à des zones géographiques particulières. Par exemple, l’haplogroupe maternel H est très commun en Europe (40% environ des Européens le portent), et se retrouve également de manière moins fréquente en Asie et en Afrique, mais il est quasiment absent en Australie ou en Amérique »(4).

«  La fiabilité des résultats dépend en grande partie de la manière dont sont déterminés les génomes des populations de référence. (…) Ces données sont ensuite recoupées avec celles de bases de données génétiques publiques comme Human Genome Diversity Project , HapMap  ou le projet 1.000 Genomes pour obtenir des groupes de référence les plus précis possibles. Ce genre de test fonctionne relativement bien pour des groupes comme les Afro-Américains, qui ont souvent des ancêtres en Afrique et en Europe qui vivaient loin les uns des autres ».(4)

« En août 2010, des apprentis généticiens avaient ainsi affirmé, après avoir analysé les profils génétiques de différents membres vivants de la famille d’Adolf Hitler, que le dictateur allemand était porteur de l’haplopgroupe E1b1b, un marqueur caractéristique des Berbères, dont la fréquence peut atteindre 80% dans la population masculine de certains groupes au Maroc. Il est aussi présent en Somalie et au Moyen-Orient et chez les populations séfarades et ashkénazes. Il n’en fallait pas plus pour que le tabloïd britannique The Daily Mail titre «Hitler descendait des juifs et des Africains qu’il détestait». Pourtant, la présence de l’haplogroupe E1b1b dans les chromosomes Y d’Hitler ne prouve rien d’autre que le fait que l’Autriche, la Hongrie et plus généralement l’Europe centrale ont connu depuis des siècles de nombreux brassages de population. Les anthropologues sont généralement perplexes quant à possibilité d’identifier des «composants ancestraux» ? Selon eux, l’histoire des migrations humaines est bien trop complexe pour pouvoir savoir avec certitude que tel ou tel marqueur génétique correspond bien à telle population qui vivait il y a 10.000 ans à tel endroit » (4).

Et les Maghrébins ?

Dans le même ordre et plus près de nous « Des études scientifiques écrit Hannibal Genseric, tendent à indiquer que les Maghrébins seraient ethniquement plus proches des Berbères et de certains Européens, qu’ils ne le sont des Arabes. (…) Le verdict est sans appel : l’identité arabe (ou arabo-musulmane) de du Maghreb, relève plus du fantasme que de la réalité. (…) A partir d’un simple prélèvement salivaire, les généticiens sont désormais en mesure de retracer l’histoire des migrations des ancêtres de tout individu. Leurs techniques sont si performantes qu’elles permettent de remonter jusqu’à la préhistoire, Les principaux  haplogroupes  du  chromosome Y des Maghrébins (berbérophones et arabophones) en général sont : le marqueur berbère E1b1b1b (M81) (65 % en moyenne) et le marqueur arabe J1 (M267) (15 % en moyenne) auxquels plus de 80 % des Maghrébins appartiennent.  (….) Cette conclusion devrait clouer le bec aux racistes des deux bords de la Méditerranée : par nos mères, nous avons une forte ascendance commune avec les Européens ».(5)

Le séquençage du génome algérien

Il s’agit du projet national de séquençage du génome algérien (AGSP : Algerian genome sequencing project), réalisé sur la base d’un échantillon représentatif de la population algérienne globale. «Il s’agit bien de la version algérienne du projet de séquençage du génome humain», dira Dridi Walid, instigateur du projet.(…) A l’issue, il est programmé deux grands axes, le premier sera consacré au séquençage des génomes d’Algériens, en bonne santé, sur un échantillon représentatif issu de l’ensemble du territoire national. Le second, des échantillons de ceux qui sont malades. «Cinq mille échantillons de sujets sains, représentatifs des différentes régions du pays, seront prélevés pour concevoir une carte génétique de l’Algérien», précisera le Dr Dridi qui occupe le poste de directeur de l’unité de génétique moléculaire et génomique à l’hôpital «King Fahd» en Arabie Saoudite. Une fois que le génome algérien des personnes en bonne santé est séquencé, il deviendra une référence génétique pour la population algérienne.(…) » (6)

« Le projet AGSP va, selon ses auteurs, aisément permettre la contribution à la réalisation des 4 sur les 8 axes du «Plan cancer», à savoir l’amélioration du dépistage, l’amélioration du diagnostic, la redynamisation du traitement et le renforcement des capacités de financement de la prise en charge. Pour l’équipe du CRBT, la concrétisation de ce projet intersectoriel «constituera une ressource indispensable pour contribuer d’ici à cinq ans à la résolution des problèmes majeurs de santé en Algérie. Le Centre de recherche en biotechnologie (CRBT) est un établissement public à caractère scientifique et technique, est chargé de mettre en œuvre des programmes de recherche scientifique et de développement technologique dans le domaine des biotechnologies. (6)

Les inquiétudes légitimes

En plus des questionnements éthiques, on peut s’interroger sur la finalité réelle de ce projet qui manque de visibilité et qui n’est pas soumis à une barrière éthique. Au-delà de l’aspect financier, on peut se demander s’il ne faut pas confier le travail à la firme californienne 23andM qui peut réaliser l’étude pour moins de 50.000 $ pour les 5000 personnes désignées, choisies ? A l’insu de leur plein gré ? Justement Comment se fera l’échantillonnage ? Quelles sont les protections prises en charge pour les données ?

Un scientifique qui a réagi à l’article du 29 avril paru sur El Watan écrit à juste titre : « C’est un projet dont on ignore l’origine du financement ainsi que de son montant. Comme il nécessite des équipes multidisciplinaires de chercheurs épaulés par des informaticiens et de puissants ordinateurs (…) Il ne peut donc provenir, que de gros groupes pharmaceutiques qui deviendront propriétaires des résultats de toutes ces investigations. Et Constantine servira de laboratoire pour ficher biologiquement toute la population algérienne devenue cobaye ! Constantine dispose-t-elle de tous ces laboratoires Ou va-t-elle tout simplement être confinée aux taches de prélèvement de milliers d’échantillons à travers le territoire national et les hôpitaux et les expédier hors du pays pour le séquençage du génome algérien. C’est ce que pratiquaient les français dans les années soixante-dix au sein de l’Institut de biologie de l’université de Constantine sur le cheptel algérien, particulièrement sur le mouton d’Ouled Djellal, dont les analyses du sang se faisaient à Strasbourg tout comme le palmier dattier à l’institut de recherche agronomique à Sophia Antipolis Nice ! »

Est-ce que l’on se rend compte de l’usage d’une telle manipulation? Le risque est de livrer des données stratégiques de l’état de santé de la nation algérienne aux laboratoires pharmaceutiques étrangers (…) A-t-on pris la précaution de consulter l’opinion publique et avoir fait adopter préalablement des lois et une règlementation très strictes relatives à la sécurité nationale en matière de protection de la santé et des données génétiques humaines des Algériens?»

Les tests en libre accès seraient-ils une menace? Un garde-fou par un encadrement international de ces pratiques est-il encore envisageable? Enfin, il faut mesurer au plus prêt les implications sociales éthiques afin que ces données ne soient pas exploitées pour d’autres finalités que celles pour lesquelles elles ont été prévues car c’est notre nature même d’être humain qui est interrogée. Les spectres de l’«enfant parfait» et des dérives eugéniques vont-ils réapparaître?

Il est indéniable que l’Algérie doit se lancer dans ce type de recherche dont les retombées sont multisectorielles ( alimentaire, agriculture, santé, …) Cependant au delà de l’aspect scientifique il y a l’aspect éthique Il est de la plus haute importance de mesurer toutes d’abord la finalité de ce projet , son cout au vue de la démocratisation de ce type d’expérience déjà utilisée il faut le rappeler par nos services de la Police et la gendarmerie dans les situations spéciales ( crimes, recherche de paternité) . Enfin il faut mesurer au plus prêt les implications sociales éthiques afin que ces données ne soient pas exploitées pour d’autres finalités que celles pour lesquelles elles ont été prévues.

1.. Fabien Gruhier http://teleobs.nouvelobs.com/la-selection-teleobs/20130424.OBS6893/le-decryptage-du-genome-humain-espoir-ou-menace.html

2.Florence Rosier http://societal.genotoul.fr/fileadmin/template/pf_Societal/download /News/Dossier_GENOME_-_Le_Monde_Sc_Med_-_06.05.15.pdf

3.http://www.toolito.com/news/scientifiques-chinois-embryon-humain-genetiquement-modifie/

4. Grégoire Fleurot http://www.slate.fr/story/80323/origine-geographique-ethnique-test-adn 28.11.2013

5.Hannibal GENSERIC  30 mars 2015 http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/genetiquement-les-maghrebins-ne-165484

6. Lancement du séquençage du génome algérien El Watan le 29.04.15

Article de référence : http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur _chitour/216240-la-sante-l-ethique-et-le-business.html

Professeur émérite Chems Eddine Chitour
Ecole Polytechnique Alger

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