Catherine Austin-Fitts

fitts2Si on établit la liste des véritables experts de tous bords concernant la mainmise sur l’économie mondiale par un groupe de ploutocrates globalistes servi par les banquiers, Catherine Austin-Fitts en fait indéniablement partie. Nous voudrions présenter aux lecteurs Français les réflexions avisées qu’elle nous livre, afin de pouvoir déborder le simple contexte de l’hexagone, utile mais trop restrictif pour comprendre l’évolution probable du monde d’aujourd’hui, telle que planifiée par nos dominants.

Catherine Austin-Fitts fait donc partie des voix à vraiment écouter, avec Jim Willie, Paul Craig Roberts, David Stockman et beaucoup d’autres qui nous aident à mieux comprendre les dessous du monde d’aujourd’hui et les développements à craindre ou à espérer pour nous, notre famille, nos concitoyens et notre civilisation de manière plus générale. Écoutons la sur les sujets les plus importants, et voyons si elle renforce les idées que nous avons ou si elle les confronte:

La classe des ploutocrates globalistes (ce qu’elle appelle Monsieur Global) n’est pas seulement américaine, mais répartie de part le monde. Ces ploutocrates ont siphonné les pays par la dette, et elle calcule que c’est 40,000 milliards de dollars de dividendes qu’ils ont accumulé en les volant par la dette, la spéculation, les fraudes, le racket, les crimes, et les manipulations bancaires. Ceci a été fait principalement par leur bras armé, les banquiers qui ont agi, dit-elle, comme un aspirateur pour collecter ce capital. Néanmoins ce « capitalisme de désastre » s’est fait au détriment de l’économie réelle et nous en sommes arrivés au point où ces ploutocrates doivent faire fonctionner ces 40,000 milliards de dollars de façon productive, au service de la vraie économie, car si ce capital est engrangé à leur profit, il ne rapporte rien ou très peu. Il est principalement investi dans des obligations, des parts d’entreprise et des activités pharmaceutiques et des compagnies comme Monsanto. Ce qui suppose que nous devrions rentrer dans une phase différente. C’est, poussé par les BRICS, la Chine et la Russie, par les Peuples qui se rebellent, et par les poussées des souverainistes en Europe, qu’il est indispensable de mettre fin à ce capitalisme de désastre.

Jusqu’ici, c’est la révolution « douce », par le soft power suivie au besoin par des actions plus énergiques qui a permis ces avancées. Les équipes qui ont contribué à amasser ce capital de 40,000 milliards de dollars ne sont pas celles qui réussiront à les bonifier. Ceux qui ont poussés la Grèce à la ruine ne sont pas ceux qui lui feront regagner son économie sur des bases solides. Selon les termes employés par cette chercheuse « si on ne peut pas faire pousser quelque chose, on ne pourra pas manger au final car il n’y aura rien ». Le FMI s’est rendu compte de cela et prêche pour une réduction de la dette, en Grèce et par extension ailleurs. Le FMI dit, à raison, que les créanciers peuvent obtenir plus de paiements en retour sur la dette avec un plan raisonnable.

Selon elle, il y a trois options : La dépopulation de la planète, les guerres, ou le changement. Le statu quo n’est plus tenable longtemps. Les Etats-Unis se sont ruinés à fomenter et entretenir des guerres à cause de la politique au Proche-Orient avec Israël et ce n’est plus possible d’être sur tous les fronts, une désescalade est obligatoire et prévisible. Cela se fera sur 2 ou 5 ans, mais c’est irrémédiable. Des plans non humains viseraient à de la dépopulation ou à des guerres destructrices, alors qu’une solution humaine passera par le changement.

Bien sûr, la compensation sur les dettes par la saisie d’actifs comme des sociétés d’état, des ports, des aéroports, des routes etc. est une solution partielle, qui risque d’être retenue en parallèle avec des aménagements prolongés des délais de remboursement de la dette. Ruiner les gens et les pays et obtenir leurs actifs pour une bouchée de pain. Le modèle des banques centrales perd en pouvoir chaque jour et devra être remplacé. Les institutions de Bretton Woods nous ont permis d’accumuler le capital soustrait, mais le monde unipolaire s’est muté en monde multipolaire et ce n’est plus possible, cela obligera à passer à un autre modèle.

Refermons la parenthèse sur les idées de Catherine Austin-Pitts, et concluons que ses recherches nous éclairent sur la vérité de ce que les ploutocrates concoctent. Reste le combat social, l’éveil de la majorité qui somnole, qui pourrait changer ce destin qu’on nous prépare.

Algarath

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