La Grèce, reine du pétrole et du gaz

PetroleÇa ne se sait pas assez, mais la Grèce est en passe de pouvoir exploiter des réserves colossales de pétrole et de gaz. Ce n’est pas Tsipras qui le dit ou Varoufakis si vous vous méfiez à force d’être manipulés pas les medias, ce sont des compagnies étrangères qui ont mené des études depuis plusieurs années.

Athènes a signé fin 2014 trois accords avec des sociétés helléniques et étrangères pour la recherche et l’exploitation d’hydrocarbures dans l’ouest du pays, des investissements de 700 millions d’euros selon le ministère de l’Energie et de l’Environnement. Athènes espère 150 milliards d’euros de rentrées fiscales sur 30 ans. 300 millions de barils de pétrole. Ces accords signés à Athènes concernent la cession de terrains pour des explorations en mer Ionienne et dans la région d’Epire, a indiqué l’Agence de presse grecque.

Un premier accord entre la société hellénique Energean oil & gas et la canadienne Petra petroleum concerne la région d’Ioannina en Epire pour la production d’environ 100 millions de barils. Un autre accord, entre Energean et la Britannique Trajan Oil, concerne la région de Katakolo dans le Péloponnèse, pour 5 millions de barils environ. On voit que ces nouvelles ne sont pas du pipeau. L’exploration maritime qu’effectueront pour leur part Hellenic Petroleum, l’italienne Edison et l’irlandaise Petroceltic dans le golfe de Patras pourrait enfin permettre de mettre à jour 200 millions de barils.

La Grèce est la Norvège de demain. Des prospections préliminaires ont déjà permis de localiser des gisements d’hydrocarbures à Kavala et Epanomi (nord-est), et aussi à Katakolo, en Mer ionienne et dans une zone maritime au sud de la Crète.

Une prospection effectuée par la société norvégienne Petroleum Geo-Services montre que la Grèce dispose de réserves de gaz naturel qui lui suffiraient à régler non seulement ses problèmes énergétiques, mais aussi financiers. Face à ce péril, les dirigeants du FMI et de l’UE, et notamment d’Allemagne, demandent que la Grèce vende ses ports et ses entreprises publiques, parmi lesquelles bien sûr les compagnies pétrolières d’État, afin de réduire sa dette. Les Etats-Unis ont intérêt à ce que les compagnies gazières grecques se retrouvent entre les mains d’entreprises amies, et voient d’un mauvais œil la vente de la compagnie gazière grecque DEPA et de sa filiale de transport de gaz DESFA au russe Gazprom. Washington est prêt à mener une véritable bataille économique contre la politique énergétique russe.

Ces découvertes majeures d’hydrocarbures pourraient bouleverser les équilibres géopolitiques de toute la région, les premières estimations de réserve de pétrole et de gaz de la Méditerranée orientale (comprenant le bassin Egéen au large des côtes grecques, turques et chypriotes, le bassin du Levant au large des côtes du Liban, d’Israël et de la Syrie, et le bassin du Nil au large des côtes égyptiennes), sont évaluées à 9 700 milliards de mètres cubes de gaz et à 3,4 milliards de barils de pétrole.

Le gaz naturel en mer pourrait changer le destin de la Grèce si les premières estimations qui révèlent 464 milliards d’euros de réserves de gaz sont confirmées, révèle une étude. Elle met en évidence des réserves stratégiquement importantes dans les eaux grecques au sud de la Crète, de l’ordre d’environ 3,5 mille milliards de mètres cubes (Tcm). Cette quantité serait suffisante pour répondre à la demande de gaz de l’UE pendant six ans et équivaudrait à environ 1,5 milliard de barils de pétrole.

En présentant leurs découvertes, les auteurs de l’étude, Antonis Foscolos, Elias Konofagos et Nikos Lygeros, ont déclaré qu’ils s’attendaient à ce que les réserves rapportent 464 milliards d’euros à l’État sur 25 ans. « Nous pensons que ce chiffre est deçà de la réalité », a déclaré à Reuters M. Konofagos, dont l’entreprise Flow Energy, basée à Athènes, conseille officieusement le gouvernement sur sa stratégie énergétique.

De parias de l’Europe, la Grèce est en fait la plateforme gazière européenne. Belle revanche de l’histoire alors qu’on croit qu’ils ne sont bons qu’à produire des olives, du fromage féta, réparer les bateaux et accueillir les touristes. Il ne me semble pas que l’Allemagne ait du gaz ni la France, n’est il pas vrai ! Comme quoi les donneurs de leçons pourraient en être pour leur argent.

Algarath

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1 commentaire

  1. ErJiEff dit :

    Oui, mais… Il y a un hic, très précisément là :
    « la Grèce dispose de réserves de gaz naturel qui lui suffiraient à régler non seulement ses problèmes énergétiques, mais aussi financiers. Face à ce péril, les dirigeants du FMI et de l’UE, et notamment d’Allemagne, demandent que la Grèce vende ses ports et ses entreprises publiques, parmi lesquelles bien sûr les compagnies pétrolières d’État, afin de réduire sa dette. »

    Avec l’effondrement post-référendaire de Syriza,le pire reste à venir ; regardez par exemple le Nigeria ou la Zambie : pays qui regorgent de richesses où les populations restent misérables.

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